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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 09:03

La curée désigne en vénerie la part de la dépouille animale que l'on réserve aux chiens après le trépas de la bête. C'est ici, dans ce deuxième tome des Rougon-Macquart, la ruée servile vers les richesses du Second Empire dont chacun veut sa part, dans une succession d'images saisissantes : une clique d'aventuriers attablés à la France et distribuant les miettes, Paris souillée, éventrée et bientôt vautrée, complice de sa fête, " l'orgie des appétits et des ambitions ", la satiété et l'inassouvissement, la double fièvre de l'or et de la chair.

 

A la fin du XIXème siècle, sous le Second Empire, les richesses sont grandes et les personnes en voulant une part nombreuses. Tout est bon pour avoir sa part du gâteau. Mais les nouvelles richesses ne retirent pas les ambiances familiales désastreuses et les comportements inadéquats. C'est par exemple le cas de Renée qui, grande dame en apparence, deviendra la maîtresse du fils de son nouveau mari...

 

C'est grâce à la LC de Livraddict que j'ai enfin sorti de ma pal ce roman qui y était depuis pas mal de temps. Ce n'est ni par manque d'envie ni par manque de motivation et encore par manque d'encouragements de la part de mes enseignants mais je n'arrivais pas à m'y mettre. Pourtant, cette fois, j'ai franchi le pas et je ne le regrette pas du tout, bien au contraire.

 

Bon, je l'avoue, avant ma lecture j'ai jeté un oeil au fameux arbre généalogique des Rongon-Macquart pour savoir où me situer dans la saga. Ce n'était pas primordial pour comprendre le roman mais j'ai préféré.

En vérité, jusqu'alors, je ne connaissais pas vraiment la branche Rougon de la famille. J'étais plus familière avec la branche Macquart avec Gervaise, Nana, Claude et Etienne Lantier...

 

Ici, la branche Rougon est mise à l'honneur avec un homme prêt à tout pour avoir sa part des richesses de Paris, un jeune homme "coincé" dans un monde qui le dépasse, une femme qui sera la nouvelle Phèdre et tombera amoureuse de son beau-fils, un Paris en proie à un déchirement.

 

Du coup, j'étais assez curieuse de lire ce roman pour ça aussi. J'ai tout de suite accroché à l'histoire de ces personnages et de ce Paris démantelé. Zola sait une nouvelle fois nous entrainer dans son univers par ses descriptions fabuleuses et sait nous emmener dans l'histoire de ses personnages que l'on voit évoluer et se débattre dans un monde qui les dépasse.

Dès le début du roman, on sait comment tout cela va finir. On se doute que la fin sera une catastrophe et que le pessimisme de l'auteur n'ira que grandissant. Pourtant, au fil des pages, on espère et on arrive à oublier la fin désastreuse pourtant toujours prévisible.

 

C'est cela que je repprocherais le plus à Zola : aucune surprise dans ses romans. La fin est courrue d'avance et d'un tome à l'autre, toujours le même schéma se présente. Mais Zola est Zola et il sait nous faire oublier ses schémas prévisibles par des histoires bien particulières et des personnages toujours hauts en couleurs avec leurs propres personnalités.

 

Je peux tout à fait comprendre que l'on n'apprécie pas cet auteur à cause de ses longues descriptions et à cause de son pessimisme "légendaire" mais moi, c'est ce que j'aime chez lui. Zola est sans aucun doute un de mes auteurs "classiques" favoris et je ne peux m'empêcher de conseiller la lecture de cet auteur qui sait nous entrainer dans un univers bien à part et pourtant si proche de nous.

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Published by pampoune - dans Classiques
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commentaires

Nadou_71 01/07/2013 15:32

Je te rejoins sur pas mal de points et comme toi, j'aime énormément l'univers de Zola.
Je crois que je deviens vraiment fan ;)

pampoune 01/07/2013 18:53



Oui, j'aime beaucoup l'univers de Zola et comme toi, je suis fan. Même si je suis loin d'avoir tout lu de cet auteur.



Parthenia 01/07/2013 12:10

C'est également ce que j'aime chez Zola : ses descriptions très imagées et hautes en couleur ! C'est très vivant et très évocateur...
En tout cas, je connais un de ces romans qui finit bien, mais je ne te dis pas lequel, ce sera la surprise... ;)

pampoune 01/07/2013 18:53



Les descriptions de Zola sont uniques. On se représente parfaitement ce qu'il nous présente. Je crois savoir lequel est-ce qui fini bien même s'il n'est pas prévu dans mes lectures du moment.