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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 20:23

Quand Rose a rencontré Sean, jeune ouvrier agricole, elle étati sûre que ses parents béniraient leur mariage. Mais il n'en est pas question, Sean est un étranger, orphelin. Alors les deux amoureuex s'enfuient et l'escapade se transforme en course éperdue. Rattrapée par la police, Rose est enfermée dans un couvent. Toutes les jeunes femmes qui ont fauté sont condamnées à y finir leurs jours, lavant du linge sans relâche. La plupart des soeurs sont dures, intraitrables, les murs sont hautes, Rose ne renonce pas à s'enfuir pour retrouver Sean.

 

Lorsque Rose tombe amoureuse de Sean, ouvrier, elle n'imagine pas une seconde que ses parents seront contre cette union. Pourtant, le jeune homme ne rentre pas dans la catégorie voulue et Rose est trop jeune. Pour se repentir de ses actes, elle est envoyée dans un couvent où les conditions de vie sont intenables.

 

C'est à la bibliothèque que j'ai trouvé ce roman. J'aime beaucoup les publications de cet éditeur et je ne connaissais pas l'auteure. Je me suis donc dit que c'était l'occasion de découvrir et j'ai eu raison.

 

Tout commence dans un couvent où Rose ne vit pas, elle survit. Les religieuses sont monstrueuses, la vie extrème à en devenir folle. Nous ne savons pas à quelle époque nous sommes mais les parents ont tout pouvoir et bientôt nous comprenons pourquoi Rose est ici : elle est tombée amoureuse et a voulu s'enfuir avec un garçon que ses parents jugeaient négativement.

 

Les chapitres s'alternent donc entre la vie au couvent et une première histoire d'amour : entre une vie de misère auprès de religieuses acariâtres et une vie de premiers instants de bonheurs simples. Nous découvrons alors un monde où un père a tout contrôle sur sa fille jusqu'à sa vie amoureuse et un couvent où les religieuses ne sont plus des femmes douces et compréhensives mais des espèces de monstres.

 

Dès le début de ce court roman, le lecteur est donc plongé dans une ambiance étrange au sein de laquelle la vie semble avoir perdu ses couleurs. Rose, pour avoir commis la faute d'aimer, se retrouve enfermer dans un couvent gris et froid où les religieuses maltraitent les filles qu'elles jugent perdues. Le coup est d'autant plus rude que cette ambiance terrible s'alterne avec les joies de Rose qui découvre l'amour.

 

J'aime beaucoup ces romans où l'on alterne les temps au fil des chapitres et j'ai trouvé qu'ici, l'auteure maîtrisait très bien la technique en nous confrontant tour à tour à des moments de joie et à des moments de larmes.

Par ce biais, je me suis très vite attachée à Rose qui m'a parfois fait sourire, souvent fait pleurer. Je n'ai pu m'empêcher de me mettre à la place de cette jeune fille en me demandant sans cesse : "Que ferais-je à sa place ?" Obéirais-je à mes parents, ferais-je une fugue, me laisserais-je faire ? Comment savoir ?

 

Le style de l'auteure est très agréable et fort bien adapté à la jeunesse. Avec des termes simples, l'écriture de Florence Cardier est d'une force étonnante et nous plonge dans cet univers dont on ne ressort pas indemne et qui permet de se poser mille questions sur des pratiques qui semblent si loin de nous.

 

Et puis, l'auteure ne manque pas de nous entrainer dans une intrigue qu pourrait se résumer en ceci : comment, exactement, Rose est-elle arrivée dans ce couvent et parviendra-t-elle a en sortir un jour sans devenir folle ?

 

Voici donc un livre très fort qui m'a beaucoup touchée et dont on ne ressort pas indemne, dont on ne ressort pas sans comprendre la chance que nous avons d'aimer qui nous voulons. Je conseille donc vivement ce petit roman très lu qui nous frappe par sa force et par une écriture juste. A lire !

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Published by pampoune - dans Jeunesse
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