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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 20:50

 

 

Dans le Kaboul de l’an 2000, alors que les talibans font régner sur l’Afghanistan un régime atroce, quatre personnages inoubliables : Il y a Mohsen, qui descend d’une famille de commerçants prospères que les talibans ont ruinée ; Zuneira, sa femme, sublimement belle, qui fut une enseignante brillante et qui n’a plus le droit de sortir de chez elle… Ils survivent dans des conditions morales et matérielles abominables, soutenus par l’amour qu’ils se portent et le respect qu’ils doivent à l’intelligence et à la connaissance. Il y a aussi Atiq, qui a sincèrement adhéré à l’idéologie des talibans et qui tente d’assurer son service à la prison de Kaboul dans le respect de sa foi. Mais chaque jour est une épreuve terrible où tout ce qu’il voit et tout ce qu’on l’oblige à faire sont contraires à tout ce qu’il croit. Il y a enfin Mussarat, sa femme, qui se meurt de maladie et de désespoir.

 

Dans la nouvelle Kaboul, l'insécurité règne. La guerre est maîtresse, la lapidation est chose courante, tout va mal. Dans ce monde d'Apocalypse, deux hommes diffèrent : Atiq, gardien de la prison, et Mohsen. Alors que les hommes se déchirent, eux se sentent différents. Mais quand on est différent, si différent, on n'est jamais en paix, ni avec les autres, ni avec soi-même. Alors, la vie devient d'une étrange étrangeté pour les deux hommes.

 

OH MON DIEU ! Voilà tout ce que je peux dire en refermant ce livre. Des pages et des pages ne suffiraient pas pour en parler mais je vais essayer d'être brève.

Dès les premières lignes, dès les premiers mots, l'auteur nous entraine au milieu de ces hommes et de ces femmes brisés par la guerre. On découvre une ville en perdition, des gens brisés, des femmes lapidées, des hommes perdus. Dès les premières lignes, nous sommes entrainés dans ce chaos indescriptible. On suit les personnages comme on peut mais on sent que quelque chose nous échappe, et nous échappera toujours. Car comment se faire une idée de ce qui est raconté ici ? La terreur est partout et lorsque les sentiments viennent s'en mêler, tout semble finit.

 

J'ai eu la chance de rencontrer l'auteur de ce roman et il m'avait prévenu que c'était un roman dur. Vous savez quoi ? C'est vrai. C'est mille fois vrai. Il faut avoir le coeur bien accroché pour plonger dans ce roman et il ne faut pas être trop sensible pour suivre les personnages. Moi qui pleure facilement, là, je n'y arrivais même pas. Le tout était trop dur, même les larmes étaient en-deça de ce que j'ai pu ressentir à la lecture de ce livre. Je savais que je devais m'attendre à quelque chose d'affreux mais pour autant, je ne m'y étais pas préparée.

 

Même à présent que j'écris ces lignes, je frissone encore. Je n'arrive pas à me détacher de cette lecture. Vous l'aurez compris, je conseille vivement ce roman à ceux qui se sentent la force de s'y plonger. Mais préparez-vous avant.

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Published by pampoune - dans Divers et Variés
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commentaires

Céline 07/12/2013 11:01

Voilà, à cause de toi, ou plutôt grâce à toi, je vais continuer mon périple Khadra. Tu confirmes ce que je n'ai fait qu'effleurer avec Cousine K,on ne sort pas indemne de ses romans...

pampoune 07/12/2013 18:56



Continue donc... C'est vrai qu'on ne ressort pas indemne des romans de Khadra qui écrit des choses fortes avec une plume magnifique.