Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de pampoune
  • Le blog de pampoune
  • : 4èmes de couverture et avis personnels de mes meilleurs lectures.
  • Contact

Passion

Un petit blog en toute simplicité pour partager ma passion de la lecture.

Archives

9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 19:44

 

«Le 6 juillet 2004, Monsieur T. a poignardé sa femme de cinq coups de couteau. Quand, lors de son interrogatoire, on a demandé à Monsieur T. pourquoi il avait agi de la sorte, il a été incapable de répondre. Comment vous appelez-vous ? Pas moi. Quel est votre prénom ? Il ne m'appartient pas.»
On n'est pas là pour disparaître part du portrait d'un homme atteint de la maladie d'Alzheimer pour saisir sur le vif ce qu'est la perte de la mémoire, de la parole et de la raison. Avec ce septième livre optimiste et désespéré, Olivia Rosenthal confirme son talent et son inventivité langagière.

 

6 juillet 2004, un homme poignarde sa femme. Pourquoi ? On ne sait pas. Il ne sait pas. Il ne sait plus.

Un médecin, un vieil homme, une fille devenant orpheline de père... Le point commun entre ces protagonistes ? Une maladie, une maladie terrible qui touche tant de personnes aujourd'hui : la maladie de A.

 

Je connaissais déjà l'auteur pour son livre Que font les rennes après Noël et je n'avais pas été emballée. Mais je suis quelqu'un qui ne renonce pas et je voulais retenter l'expérience. J'ai bien fait.

Dès le début de ce récit, je me suis laissée prendre par la plume un peu folle de l'auteur, par ce roman qui n'en est pas vraiment un, ce récit qui n'en est pas vraiment un ou ce documentaire qui n'en est pas vraiment un non plus.

 

A travers la folie de sa plume, l'auteur nous entraine avec elle dans les abîmes de cette maladie terrible. On découvre qui était ce médecin devenu spécialiste de la mémoire, on rencontre cette femme qui est en train de perdre son père, on entre dans la tête d'un malade touché par la maladie de A. Cette terrible maladie qu'on ne peut même pas nommer.

 

La plume d'Olivia Rosenthal est spéciale, très spéciale. Je ne dis pas le contraire. Pourtant, lorsqu'on s'y intéresse un temps soit peu, on s'aperçoit de toute la subtilité et de l'audace de cette plume. Je ne parlerai pas de douceur d'écriture ou de pudeur. Au contraire. L'auteur a plutôt tendance à débouler avec ses gros sabots. Mais ça marche et si vous avez l'occasion de tenter cette lecture, n'hésitez pas car il s'agit d'un livre très vite lu mais qui laisse des marques.

Partager cet article

Repost 0
Published by pampoune - dans Divers et Variés
commenter cet article

commentaires