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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 15:29

 

Ce roman, le plus célèbre de l'auteur, est aussi largement autobiographique. Comme dans l'ensemble de son oeuvre, Hervé Bazin y donne les raisons de sa haine et de son combat contre toutes les oppressions familiales et sociales. Vipère au poing raconte la lutte impitoyable livrée par Brasse-Bouillon, alias Jean Rezeau, ainsi que ses frères, contre leur mère, une marâtre odieuse, calculatrice et violente. Folcoche, ainsi que ses enfants la nomment, règne avec autorité sur une famille angevine bien-pensante, ne lésinant pas sur les coups de fouet, les brimades et les humiliations. Mais Brasse-Bouillon est malin, vif et clairvoyant. Il affronte sa mère en lui tendant à son tour les pièges qui l'aideront à avoir raison d'elle.

 

Alors qu'il est enfant, Jean Rézeau, dit Brasse-Bouillon, vit auprès de sa grand-mère avec son frère aîné, sa gouvernante et la domestique sourde et muette. Tout ce petit monde vit tranquillement dans la demeure familiale mais un jour, la grand-mère meurt pour des causes dont il n'est pas fait grand état dans le romans.

De ce jour, les parents des deux enfants rentrent de Chine où ils étaient depuis de nombreuses années. C'est alors le début de l'enfer pour tout le monde par le biais de la terrible Paule, leur mère, alias Folcoche. Il ne faudra que quelques jours minutes pour que les enfants, heureux de retrouver leur mère, se mettent à la haïr du plus profond de leur être.

 

C'est la deuxième fois que je lis ce roman et, vraiment, je ne m'en lasse pas. Toutes les horreurs font froid dans le dos mais l'auteur n'est pas dénué d'humour et on se met à percevoir ce livre avec une presque paradoxale légèreté. On ne peut oublier le passage où Folcoche plante les dents de sa fourchette dans la main de son fils mais on ne peut aussi oublier cette phrase dite par le frère du narrateur : "A chaque fois qu'elle ouvre la bouche, j'ai l'impression de recevoir un coup de pied dans le cul".

Tout l'art de ce roman se joue sur le fait que le jeune Jean Rézeau hait sa mère et pourtant, il ne peut se passer d'elle. Ces deux personnages ne peuvent se supporter et pourtant ils sont pareils : calculateurs et manipulateurs. Tout le roman joue d'ailleurs sur cette ambivalence et le jeu entre la mère et le fils est d'attaquer l'autre lorsque l'un est relativement en état de paix.

Les personnages secondaires n'ont finalement que peu d'importance dans cette relation particulière : les fères et le père de Jean ne sont là que pour donner un peu de piquant à l'ensemble mais tout le roman ne pourrait en fait se faire qu'avec deux personnages : Brasse-Bouillon et Folcoche.

 

Le point le plus fort du roman est la première page : celle où le narrateur raconte comment un jour il a attrapé une vipère et l'a étranglée. En effet, cette simple anecdote définit la relation qu'il a ensuite avec sa mère.

 

C'est donc entre force et humour que l'auteur fait passer cette relation qu'il y a entre une mère et son fils. C'est à travers cette histoire qui est en partie autobiographique que l'auteur déverse sa haine quant à la bourgeoisie et quant à la religion.

 

Ceci est donc un roman fort en émotions que je ne saurais assez conseiller.

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Published by pampoune - dans Classiques
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