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Un petit blog en toute simplicité pour partager ma passion de la lecture.

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 10:00

En 1994, un centre de recherche et un village entier disparaissent mystérieusement dans une petite vallée du sud de la France, sans laisser de traces… Vingt ans plus tard, le lieutenant Vincent Marty est envoyé sur les lieux dans le plus grand secret. Objectif : récupérer les travaux de ce laboratoire perdu… des travaux portant sur la miniaturisation. Plus facile à dire qu’à faire, quand on vous réduit à la taille d’une fourmi et que vous disposez de seize heures pour vous frayer un chemin dans la plus impitoyable des jungles, hantée par des créatures cauchemardesques plus terrifi antes, voraces, rapides et meurtrières les unes que les autres… les insectes. Là, au milieu d’un peuple d’humains microscopiques, Vincent découvrira un univers plus incroyable encore qu’un monde de fantasy. Une société violente, impitoyable, calquée sur le modèle du règne animal et des êtres déracinés qui trouveront avec lui le chemin de leur humanité. 

 

Il existe un monde au ras du sol dont on ignore l'existance, c'est le monde des Sinks. Un monde à hauteur d'insecte où il faut chaque jour se battre pour survivre. C'est dans ce monde que va être envoyé Vincent pour poursuivre les travaux débutés vingt ans plus tôt, des travaux qui doivent rester secrets...

 

Je remercie tout d'abord Livraddict et les éditions Scrinéo grâce à qui j'ai pu découvrir ce roman, en avant-première qui plus est.

 

Le début du roman confronte le lecteur à une dualité : d'un côté Vincent qui se prépare à rejoindre un monde bien loin du notre pour pousuivre une enquête scientifique débutée vingt ans plus tôt, de l'autre côté Lo-Hiss qui vit à hauteur d'insecte dans ce monde qui, on le saura plus tard, est le monde des Sinks.

Rien ne semble pouvoir unir ces deux mondes et pourtant c'est bien dans le monde des Sinks que Vincent doit se rendre où Vincent se rendra.

 

En commençant ce roman, je m'attendais un peu à une histoire dans la veine de Chérie j'ai rétréci les gosses qui est un film que j'ai vu un certain nombre de fois dans mon enfance. D'un côté j'avais bien envie de retrouver ce genre d'univers et en même temps, j'avais un peu peur de l'effet "redite".

Si tout commence comme le film : un monde à hauteur d'insecte suite à un miniaturisation du chercheur, l'auteur se détâche très vite de l'ambiance du film pour nous proposer un univers nouveau où les insectes ne sont plus des alliés mais des ennemis redoutables contre lesquels il faut se battre chaque jour pour avoir l'espoir de survivre.

 

En même temps que Vincent, nous apprenons donc à découvrir cet univers étrange qui oscille entre rêve et cauchemar avant de commencer à frémir face aux batailles qui se préparent.

L'auteur nous invite alors dans ce monde où tout est si différent mais où l'amitié, la loyauté et l'amour ont leur place, une place qui pourra bien sauver des vies.

 

Il est vrai que ce roman me tentant drôlement ! Le résumé m'avait convaincue et j'avais hâte de découvrir cet univers imaginé par l'auteur. Et là, très étrange ! J'ai bien aimé le roman, ses personnages, son ambiance, les péripéties et tout ce qui tourne autour des fameux insectes. Pourtant, paradoxalement, je ne suis pas parvenue à entrer totalement dans l'histoire.

J'ai lu le roman très rapidement et je n'ai pas réussi à me plonger dans le texte et j'ai finalement lu ce roman en mode "je lis un roman". Je n'ai pas eu le sentiment de prendre part à l'histoire et ai gardé un oeil très extérieur à tout cela. Sensation très étrange car, je le répète, j'ai pourtant bien aimé cette histoire.

 

Et puis, le point fort de l'auteur c'est aussi d'avoir inventé un monde dans ses moindres détails en créant des noms d'insectes et en proposant à la fin de l'ouvrage dans annexes qui nous présentent, tel un documentaire, le monde des Sinks avec un glossaire des noms, une carte de ce monde ou encore un dossier sur les Sinks en généra. Un travail d'annexe fort agréable à découvrir.

 

En bref, je dirais donc qu'il s'agit là d'une lecture que j'ai bien aimé, une lecture agréable, mais dans laquelle je n'ai pas été happée comme je l'aurais souhaité. Je pense donc que je lirai le second tome lorsqu'il sortira mais plus par envie de connaître la fin de l'histoire que par engoûement total pour ce livre.

Les jeunes lecteurs pourront s'attacher cet univers "sous nos pieds" mêlé à des batailles, événements très appréciés dans les romans. Les plus grands devraient également apprécier ce roman qui change plutôt de l'ordinaire.

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 07:13

Où s'arrête donc la chance? Cette question, Titus pourrait raisonnablement se la poser, lui qui a gagné un tour en montgolfière et qui embarque pour l'occasion avec son compère Bouboule et Cachou, un lapin nain malin... Sauf que, un coup de vent plus tard, et voilà notre trio propulsé bien malgré lui vers le Grand Nord, devant voyager à dos de baleine à bosse, rencontrant une tribu de morses à pois quand il n'expérimente pas les risques et périls du traîneau des neiges... mais aussi les splendeurs de l'existence sur la banquise...  Alors, manque ou surcroît de chance que ce périple effectué au pays des Esquimaux par notre inénarrable binôme canin?

 

Le caniche Titus a vraiment beaucoup de chance. Voilà qu'il vient de gagner un voyage en mongolfière. Le voilà qui décolle donc avec son ami Bouboule et leur nouveau compagnon Cachou, le lapin nain. Tout semble aller pour le mieux mais un coup de vent et voici nos amis partis pour le Groenland...


Merci à Andréa Novick qui m'a une nouvelle fois fait confiance en m'envoyant une nouvelle aventure de ses deux caniches voyageurs. Vu le pays qu'allaient découvrir les deux chiens, j'étais à peu près certaine d'aimer et j'ai eu raison.

 

Voici donc Titus, Bouboule et leur nouvel ami Cachou partis en mongolfière pour voir le monde d'en haut. Mais alors qu'ils survolent la Terre, nos amis et leur mongolfière et sont entrainés à l'autre bout du monde, dans un pays où il fait très froid, au Groenland. L'aventure peut alors commencer.

 

Après les premières surprises telles que les longues étendues glacées et le froid polaire, nos compagnons se font de nouveaux amis telle que Mouchette la baleine. Ils découvrent alors des êtres qu'ils n'auraient jamais pensé voir un jour mais il est temps de penser à rentrer à la maison...

 

Une nouvelle fois, j'ai pris beaucoup de plaisir à me laisser entrainer dans l'histoire de mes deux caniches préférés et qui plus est dans un univers glacé tel que je les aime, dans un pays que je rêverais de voir un jour.

J'ai aimé découvrir les étendues glacées en même temps que les héros de cette petite histoire et, de plus, je me suis très vite prise d'affection pour leurs nouveaux compagnons, ces animaux des pays froids.

 

Cette fois encore, l'auteure de ce petit livre nous entraine donc dans une folle aventure où il faudra prendre garde à ne pas dérapper et où l'amitié sera de mise.

Dans son style que je lui connais bien désormais, Andréa Novick nous fait découvrir le Groenland non sans humour et non sans une pointe de reflexion écologique qui nous rappelle que ces pays froids sont désormais fragiles.

 

En bref, je dirai que j'ai encore passé un très bon moment avec les petits héros de cette jolie série et j'ai hâte de découvrir de nouvelles aventures.

De votre côté, je vous engage fortement à aller découvrir ce petit livre d'autant que l'auteur, je le rappelle, reverse ses droits d'auteur au profit d'une association dont le but est de soigner des enfants malades.

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 07:31

Quand son grand-père, un archéologue de renom, meurt dans d'étranges circonstances, Sophia est effondrée. L'amulette antique sur laquelle il travaillait lui aurait-elle jeté un sort ? Avec Léonard, un camarade de collège, elle se sent possédée par des forces diaboliques... Ainsi débute l'affrontement entre la Voie de la main droite et la Voie de la main gauche. Une seule arme sera utilisée : la peur, celle qui hante nos plus terribles cauchemars...

 

A la mort de son grand-père, Sophie récupère chez l'illustre archéologue une drôle d'amulette qu'elle et un de ses amis ouvriront. Ils y découvriront deux bagues ouvrant le passage à la Voie de la main gauche et à la Voie de la main droite. Le cauchemar ne fera alors que commencer...



Je remercie tout d'abord Livraddict et les éditions Scrineo grâce à qui j'ai pu découvrir ce roman. N'ayant pas encore eu l'occasion de lire le premier roman d'horreur de l'auteur, l'occasion était trop belle. Je ne pouvais pas passer à côté.


Tout commence lorsque le grand-père de Sophia trouve la mort et que celle-ci découvre chez celui-ci une amulette que l'homme aura rapporté de ses recherches archéologiques. Alors qu'elle est avec un camarade du collège, l'amulette s'ouvre dévoilant les voies de la main gauche et de la main droite.

Lorsque la Voie de la main gauche voudra prendre le pouvoir sur le monde, il faudra alors toute la sagesse de la Voie de la main droite pour y mettre un terme... jusqu'à ce que la peur s'en mêle...

 

J'ai découvert l'auteur de ce roman il y a quelques temps avec son roman Les fabuleux et je dois dire que j'étais très curieuse de le découvrir dans un autre style : le style du roman d'horreur. Et bien ce fut une très agréable découverte et l'auteur maîtrise ce genre comme il semble maîtriser tous les genres auxquels il semble s'essayer.

 

Bien sûr, je ne dirais pas qu'avec ce roman j'ai eu "peur" au sens littéral du terme mais il s'agit plutôt ici d'une ambiance générale, une ambiance prenante où la peur est maîtresse de l'évolution des personnages du roman et où la gradation dans les événements terrifiants provoque une angoisse montante qui empêche le lecteur de sortir le nez de ce roman.

 

Et puis, il convient d'évoquer le caractère moraliste de ce roman qui fait réfléchir les lecteurs sur les notions de bien et de mal, sur la question d'un "monde parfait" et sur les conséquences de la peur (ce qu'elle peut nous faire faire). Bref, un roman qui va au-delà de la lecture divertissante et qui moult questions sur des sujets que l'on ne sait pas toujours comment aborder avec les jeunes.

 

Du coup, je dirais que ce roman est un bon roman qui n'est pas sans rappeler les romans de R.L. Stine et qui permet de passer un agréable moment pour les adultes, de découvrir les romans d'angoisse pour les plus jeunes.

Si vous avez besoin d'une lecture à la fois prenante, intelligente et rapide, n'hésitez pas !

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 20:23

Quand Rose a rencontré Sean, jeune ouvrier agricole, elle étati sûre que ses parents béniraient leur mariage. Mais il n'en est pas question, Sean est un étranger, orphelin. Alors les deux amoureuex s'enfuient et l'escapade se transforme en course éperdue. Rattrapée par la police, Rose est enfermée dans un couvent. Toutes les jeunes femmes qui ont fauté sont condamnées à y finir leurs jours, lavant du linge sans relâche. La plupart des soeurs sont dures, intraitrables, les murs sont hautes, Rose ne renonce pas à s'enfuir pour retrouver Sean.

 

Lorsque Rose tombe amoureuse de Sean, ouvrier, elle n'imagine pas une seconde que ses parents seront contre cette union. Pourtant, le jeune homme ne rentre pas dans la catégorie voulue et Rose est trop jeune. Pour se repentir de ses actes, elle est envoyée dans un couvent où les conditions de vie sont intenables.

 

C'est à la bibliothèque que j'ai trouvé ce roman. J'aime beaucoup les publications de cet éditeur et je ne connaissais pas l'auteure. Je me suis donc dit que c'était l'occasion de découvrir et j'ai eu raison.

 

Tout commence dans un couvent où Rose ne vit pas, elle survit. Les religieuses sont monstrueuses, la vie extrème à en devenir folle. Nous ne savons pas à quelle époque nous sommes mais les parents ont tout pouvoir et bientôt nous comprenons pourquoi Rose est ici : elle est tombée amoureuse et a voulu s'enfuir avec un garçon que ses parents jugeaient négativement.

 

Les chapitres s'alternent donc entre la vie au couvent et une première histoire d'amour : entre une vie de misère auprès de religieuses acariâtres et une vie de premiers instants de bonheurs simples. Nous découvrons alors un monde où un père a tout contrôle sur sa fille jusqu'à sa vie amoureuse et un couvent où les religieuses ne sont plus des femmes douces et compréhensives mais des espèces de monstres.

 

Dès le début de ce court roman, le lecteur est donc plongé dans une ambiance étrange au sein de laquelle la vie semble avoir perdu ses couleurs. Rose, pour avoir commis la faute d'aimer, se retrouve enfermer dans un couvent gris et froid où les religieuses maltraitent les filles qu'elles jugent perdues. Le coup est d'autant plus rude que cette ambiance terrible s'alterne avec les joies de Rose qui découvre l'amour.

 

J'aime beaucoup ces romans où l'on alterne les temps au fil des chapitres et j'ai trouvé qu'ici, l'auteure maîtrisait très bien la technique en nous confrontant tour à tour à des moments de joie et à des moments de larmes.

Par ce biais, je me suis très vite attachée à Rose qui m'a parfois fait sourire, souvent fait pleurer. Je n'ai pu m'empêcher de me mettre à la place de cette jeune fille en me demandant sans cesse : "Que ferais-je à sa place ?" Obéirais-je à mes parents, ferais-je une fugue, me laisserais-je faire ? Comment savoir ?

 

Le style de l'auteure est très agréable et fort bien adapté à la jeunesse. Avec des termes simples, l'écriture de Florence Cardier est d'une force étonnante et nous plonge dans cet univers dont on ne ressort pas indemne et qui permet de se poser mille questions sur des pratiques qui semblent si loin de nous.

 

Et puis, l'auteure ne manque pas de nous entrainer dans une intrigue qu pourrait se résumer en ceci : comment, exactement, Rose est-elle arrivée dans ce couvent et parviendra-t-elle a en sortir un jour sans devenir folle ?

 

Voici donc un livre très fort qui m'a beaucoup touchée et dont on ne ressort pas indemne, dont on ne ressort pas sans comprendre la chance que nous avons d'aimer qui nous voulons. Je conseille donc vivement ce petit roman très lu qui nous frappe par sa force et par une écriture juste. A lire !

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 11:29

Après avoir été frappé par un sortilège, La Belle espérance, un fier navire de pirates, devient le théâtre de phénomènes des plus étranges… le drapeau à tête de mort acquiert le don de la parole, n’hésitant pas à mettre son grain de sel un peu partout, … Lorsque Ian Flix, le second du capitaine, manque d’être tué par un squelette et que le bateau est attaqué par un serpent de mer maléfique, l’équipage réalise qu’il devra désormais vivre sous l’influence de forces surnaturelles. Mais il en faudra bien davantage pour décourager Ian et le reste de l’équipage, partis à la recherche du trésor légendaire de l’île aux treize os…

 

La Belle Espérance est frappée par un sortilège.Voilà que les marins ont des visions cauchemardesques, que le drapeau tête de mort fait ses commentaires, que la mascotte du navire se met à causer. Et puis, les choses s'agravent et l'un des marins est agressé par un squelette. Le navire est maudit. Mais il en faut bien plus pour empêcher une bande de pirates de partir en quête d'un fabuleux trésor !

 

Je remercie tout d'abord les éditions Scrinéo et le forum Livraddict pour cette étonnante découverte. Lors des propositions de partenariats j'ai trouvé cette couverture très attractive et il me fallait lire ce roman. Au final, je ne suis malheureusement que moyennement convaincue.

 

Nous voici à bord d'un bateau pirate, au 18ème siècle. Une bande de marins parcourt les mers et les océans à la recherche de fabuleux trésors mais un jour leur navire est frappé d'un malediction. D'étranges événements vont alors commencer à se produire sur le dit navire et l'angoisse va commencer à monter. Mais l'appel du trésor perdu sera sans doute toujours le plus fort...

 

Voilà un roman que j'avais envie de lire, que j'ai aimé lire et que je suis contente d'avoir lu. Mais voici aussi un roman qu'il m'est difficile de commenter.

L'histoire est sympathique, l'écriture agréable et les dialogues ne manquent pas de piquant. L'aventure est omniprésente et l'ambiance pirate sur un bateau maudit vaut le déplacement. Pourtant, peut-être suis-je trop âgée pour apprécier ce livre comme l'apprécierait un enfant ou un jeune ado car je n'ai malheureusement pas été totalement envoûtée par ce bateau pirate.

 

Il est à remarquer que l'auteur offre au fil des pages des références multiples et variées qui apportent quelque chose d'humoristique au texte. Des touches que de jeunes lecteurs auront peut-être parfois du mal à voir et à prendre au 2nd degré.

Du coup, l'auteur présente là un roman avec la volonté de s'adresser à diverses tranches d'âge. Par ailleurs, le fait de rendre humoristique une aventure de pirates est osée et cela fonctionne.

 

Si je reste un peu sur ma fin avec ce roman, c'est peut-être par le fait que le roman est très court, quoique idéal pour la jeunesse, et résume peut-être parfois un peu trop les événements ce qui, avec moi, n'a pas trop fonctionné.

Il me faudrait peut-être aussi relire ce livre car j'ai découvert là un texte comme je ne me l'imaginait pas et peut-être alors que mon recul par rapport à ce roman vient de là.

 

En bref, je dirais qu'il s'agit là d'une bonne lecture plutôt sympathique mais également une lecture à laquelle je n'ai pas autant accroché que je l'aurais souhaité. Dommage.

Si l'occasion se présente à moi de lire la suite des aventures de Ian Flix, je n'hésiterai pas mais sans doute pas tout de suite.

 

Les ados devraient cependant apprécier cette lecture et je ne peux que vous conseiller de vous plonger immédiatement dans cette lecture pour vous faire votre propre opiniion.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 11:37

Que se passe-t-il quand Corinne devient Corentin et quand Corentin devient Corinne ? Un joyeux mélange des genres !

 

Un matin, Corinne se réveille dans le corps de Corentin et Corentin se réveille dans le corps de Corinne. Echange de vies et échange de sexes. Pourtant, personne ne s'en rend compte et il faut bien aller à l'école...

 

Suite à la fameuse Théorie des genres développée depuis quelques temps, ce livre a subit une grosse polémique sur le net et dans les médias. Du coup, j'ai été curieuse de découvrir ce petit récit afin de me faire ma propre opinion.

 

Corinne et Corentin sont élèves dans la même classe et, un matin, ils se réveillent dans le corps l'un de l'autre. Après la première stupeur de la découverte d'un nouveau corps, il est temps d'aller à l'école. Mais à l'école tout est différent car les deux enfants vont bien devoir aller découvrir les amis de l'autres et les occupations de l'autre au coeur d'une journée qui s'annonce mémorable.

 

Pour commencer, je dois dire que j'ai bien aimé le format de ce livre qui se lit en "recto-verso". Autrement dit, les points de vues des deux enfants ne lisent pas en alternance mais de part et d'autre du livre, les deux parts se rejoignant au coeur de l'ouvrage.

L'idée est loin d'être banale : on lit une histoire, on retourne le livre et on lit l'autre histoire. Libre au lecteur de choisir par quel point de vue il souhaite commencer !

 

Pour ce qui est de l'histoire elle-même, je dirais que j'ai passé un agréable moment avec ce petit livre qui pourra à la fois amuser les enfants tout en leur faisant comprendre qu'il existe un autre sexe qui n'est pas comme le leur.

Honnêtement, j'ai du mal à comprendre la polémique qui a lieu autour de ce livre car mis à part les clichés de chacun des sexes (indispensables pour la force de ce livre), je ne vois vraiment pas où est le problème d'autant qu'il s'agit là d'un petit livre parmi tant d'autre alors pourquoi tant de bruit autour d'une simple petite histoire d'échange de corps ?

 

L'écriture des auteurs est plutôt agréable en ce qu'elle est fraiche et directe. Une écriture idéale pour les enfants pour les initier à la découverte de leur propre corps et à la découverte du corps de l'autre.


Je ne dirais donc pas que j'ai fais avec ce petit livre une découverte extraordinaire mais ce double roman reste très sympathique et je vous encourgae à aller le découvrir pour lutter contre une polémique qui parait bien incroyable !

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 09:11

Qui a gagné le super gros lot organisé par la loterie canine Pâté-Toutou…? Titus! Mais jamais il ne profiterait de ce voyage de rêve à Las Vegas sans la compagnie de son inséparable Bouboule, le chien des voisins d’à côté. Et c’est ainsi que les maîtres de Titus, les Toc, partent à l’autre bout du monde avec leurs amis sur pattes, destination: le casino !

 

Titus vient de gagner le prix du tirage au sort de Pâté-Toutou. Destination les Etats-Unis. Mais hirs de question pour le caniche de partir sans son meilleur ami, le vieux Bouboule. Après quelques conversations, l'accord est donné et c'est parti pour de nouvelle aventures ! Cette fois, direction la ville des casinos !

 

Merci à Andréa Novick qui m'avait fait parvenir il y a quelque temps ce petit livre. Je voulais me le garder en réserve. Résultat, je l'ai un peu oublié... Finalement, j'aurai bien fait d'attendre car c'est avec bonheur que j'ai retrouvé mes deux caniches préférés.

 

Cette fois, direction donc l'Amérique, et plus particulièrement Las Vegas, pour nos deux caniches nains. Et oui ! Titus le veinard a gagné le voyage grâce à Pâté-Toutou et il ne risquait pas de partir sans son compère Bouboule ! Accompagnés des patrons de Titus, voici donc notre joyeux duo en route pour la ville des machines à sous.

Mais bien sûr, si le voyage se passait bien, ce serait trop facile. Et voici donc nos deux amis de nouveau embarqués dans de palpitantes aventures.

 

J'aime beaucoup les aventures de Titus et Bouboule et c'est donc avec plaisir que je les ai retrouvé dans cette aventure Outre-Atlantique.

Cette fois, il est question d'avion, d'indien et de casinos. Tout ce qu'il faut pour parler de l'Amérique en somme. Et encore une fois, c'est avec brio que l'auteur parle aux enfants de cet autre continent.

 

Toujours avec un vocabulaire parfois poussé qui enrichit la langue des plus jeunes, Andréa Novick trouve une nouvelle fois un ton juste pour parler aux enfants et les faire rêver.

Elle mêle habilement la réalité et le rêve, les casinos et les chiens qui parlent, pour nous offrir encore une fois une petite aventure qui devrait beaucoup plaire aux enfants et ne devrait pas déplaire aux parents.

 

Voici donc une petite aventure à découvrir en famille. Pour ma père, je continuerai à suivre sans hésiter les aventures de ces deux caniches qui font désormais partie de ma vie et que je ne veux plus lâcher.

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 20:05

Comme tous les habitants du village de Seelenheim, Arno, 12 ans, se terre dans la maison familiale à chaque attaque des oiseaux noirs. Voilà plusieurs générations déjà que ces grands oiseaux effrayants terrorisent périodiquement le village et ceux qui y vivent, devenus fatalistes. Personne ne s’explique l’origine réelle de la malédiction qui frappe Seelenheim, ni la véritable nature de ces terrifiants volatiles, que la rumeur désigne comme des mangeurs d’âmes. Tout va changer, pourtant, après une attaque au cours de laquelle Arno voit mourir Bern, son cousin et meilleur ami. Accablé par la culpabilité, le garçon prend la route, seul. Son but : trouver le Vieux de la montagne, dans l’espoir fou d’obtenir un moyen de lever la malédiction...

 

A Seelenheim, tous les habitants savent se méfier des mystérieux oiseaux noirs qui attaquent régulièrement la ville. Arno a été élevé dans cette crainte. Mais lorsque son meilleurs ami meurt suite à une attaque, Arno prend sa décision. Il ira voir ce vieux qui semble être à l'origine de la malédiction...

 

C'est à la bibliothèque, en fouinant dans les rayons, que j'ai déniché ce roman. Je m'attendais à quelque chose dans le genre Les oiseaux de Hitchcock et, autant vous prévenir tout de suite, nous en sommes ici assez loin si ce n'est au début lors de l'attaque.

 

Arno et Bern sont deux jeunes garçons qui vivent à Seelenheim et dont la vie est rythmée par les attaques de mystérieux oiseaux noirs dont tout le monde explique la venue par une mystérieuse malédiction jetée plusieurs générations plus tôt. Les deux amis supportent bon gré mal gré cette situation mais souhaiteraient bien un peu plus de liberté. Un jour, ils bravent l'interdit et s'éloignent. Une attaque a lieu et Bern est tué.


Dévasté par la mort de son ami, Arno va tenter de comprendre le sens de cette fameuse malédiction. Puis, il partira à l'aventure pour rencontrer celui qui semble avoir jeté cette malédiction dans l'espoir, peut-être, de la briser afin que le village retrouve sa sérénité. Au cours de son voyage, il rencontrera Clara, une jeune fille au caractère bien trempé et au lourd passé...

 

Au début, j'ai été un peu déçue de ne pas retrouver l'ambiances des Oiseaux qui est un film que j'aime beaucoup. Retrouver cette ambiance angoissante en livre aurait été pour moi un grand moment... Mais bon, une fois cette petite déception passée, je me suis laissée entrainée dans l'histoire d'Arno et de son village.

D'où viennent ces oiseaux ? Pourquoi attaquent-ils le village ? Comment tout cela a-t-il débuté ? Que va découvrir Arno au cours de sa quête et parviendra-t-il a casser la malédiction ?

 

Le lecteur est donc pris dans toute une série d'interrogation qui ne le quitteront plus jusqu'à la révélation finale. Mais, avec ce cours roman, le lecteur est aussi pris dans une histoire très touchante : celle d'un garçon qui quitte sa famille pour partir à l'aventure ; celle d'une rencontre entre un jeune garçon et une jeune fille bien étonnante ; celle d'un voyage qui révèlera bien des secrets. Et puis, ce roman est aussi une intrigue qui tient en haleine son lecteur jusqu'à la dernière page.

 

L'auteure parvient avec brio à nous faire éprouver beaucoup d'émotion au fil des pages tout en nous intrigant grâce à un suspens très bien tenu. J'ai beaucoup aimé l'écriture avec laquelle ce roman est proposé et je suis arrivée à la dernière page sans avoir rien vu passer.

 

Je ne connaissais pas cette auteure avant de découvrir ce roman et je dois dire que j'ai fait là une très belle découverte dans le domaine de la littérature jeunesse. D'autant que la révélation est plutôt inattendue et cela fait du bien d'avoir des surprises de ce genre et de se dire : "l'auteure m'a roulée". A découvrir.

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 10:02

Ce qui arrive à Nélio, douze ans, pris au piège du racket par des voyous, n'est pas banal. Les menaces, les représailles, la violence, la honte... La peur de passer pour un minable qui ne sait pas se défendre, de mêler sa famille et ses amis à ce chantage qui le ronge... Son silence aggrave la situation et l'entraîne dans une spirale infernale : après quelques euros, ce sont des objets de valeur, des sommes de plus en plus importantes. Nélio s'enferre dans ses mensonges. Et ne sait plus comment faire marche arrière. Une histoire d'aujourd'hui vécue par un enfant d'aujourd'hui. Un récit efficace mené par les acteurs du drame eux-mêmes : Nélio, sa mère, son père, sa petite soeur, son ami, sa copine... et même l'agresseur.

 

Nélio est un jeune garçon de 12 ans qui vit avec ses parents, sa petite soeur et son chien. Nélio va au collège et a des copains. Nélio est bon élève. Mais depuis quelques temps, Nélio n'est plus le même. Il est victome de racket et n'arrive pas à en parler. Alors Nélio s'enfonce dans un mensonge qui le mènera loin...

 

C'est à la fête du livre de Saint-Etienne en octobre dernier que j'ai fait connaissance avec l'auteur de ce roman. Ce livre m'a intéressée et j'ai décidé de tenter l'aventure. Je ne le regrette pas du tout.

 

Au début du roman, nous faisons donc la connaissance de Nélio, un jeune garçon de 12 ans qui, nous le saurons bien vite, est victime de racket. Il sait bien qu'il devrait en parler mais il n'ose pas. Et si c'était pire après ? Alors Nélio s'enfonce dans son mensonge et dans sa peur en faisant exactement ce que ses bourreaux attendent de lui.

 

Et puis, d'autres voix se mêlent à celle de Nélio : la voix du père, de la mère, du meilleur copain, de la petite soeur, du racketteur et même la voix du chien ! Chacun y va de ce qu'il pense pour essayer de comprendre Nélio et de l'aider. Chacun essaie savoir ce qui arrive à Nélio et chacun donne sa version de l'histoire qui malgté tout ne reste pas figée.

 

Pourtant, malgré toutes ses personnes qui l'aiment et veulent l'aider, Nélio s'enfonce peu à peu dans un enfer dont il semble ne plus pouvoir sortir. Comment faire marche arrière ? Alors Nélio se renferme et devient agressif. Parfois, pour remonter à la surface, il faut alors toucher le fond et c'est ce que fera Nélio.

 

J'ai beaucoup aimé ce roman à voix multiples où le racket n'est plus seulement vu par la victime mais aussi par tous les proches de la victime. En effet, ici, l'auteure parvient nous montrer à quel point chacun peut être concerné par une affaire telle que celle-ci. Ainsi, nous nous posons aussi la question : quelle est notre part de responsabilité lorsque nous fermons les yeux face à une agression de ce type ?

 

L'écriture de l'auteure est simple et fraiche mais également d'une justesse sans faille. Christine Palluy parvient parfaitement à faire entendre les différentes voix qu'elle nous offre et là, je dis bravo parce que ce n'est pas forcément simple.

Les jeunes lecteurs devraient apprécier ce roman qui leur rappelera peut-être leur quodidien ou celui d'un copain. Alors, peut-être, le lecteur réfléchira sur l'angoisse de ces victimes du racket.

 

Personnellement, je dois dire que j'ai très bien accroché à ce court roman que j'ai lu en à peine une demi-heure. Je me suis très vite attachée à Nélio et à sa famille. Je me suis très vite prise d'affection pour ce jeune adolescent, presque enfant, prisonnier d'une machine infernale dont il ne parvient pas à sortir.

 

Ce livre est donc un livre qui fait réfléchir par le biais d'une plume qui ne gâche rien à l'ensemble. La question du racket est encore un peu tabou de nos jours et ici, l'auteure parvient à traiter ce sujet avec beaucoup de classe et de finesse. Ce roman est donc à lire pour comprendre ces enfants victimes et ses familles qui ne comprennent pas. Pour ma part, j'ai hâte de me plonger de nouveau dans un roman de cet auteur.

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 08:04

Où avez-vous trouvé cette photo ? Un garçon de notre classe est mort, oui, je sais. Jonas a été poignardé. Qui pourrait l'oublier ?

 

Le temps a passé depuis que Estelle, Agnès, Dylan, Gwendoline et tous les autres étaient au lycée. Tous ont suivi leur voie, tous se sont formé une vie. Mais un événement les lie à jamais : la mort de Jonas, élève de la classe, assassiné par Romain, un autre garçon de la classe.

 

Je remercie tout d'abord très chaleureusement les éditions Balivernes qui m'ont permis de découvrir ce petit livre à la fois très vite lu et très fort.

 

Le roman commence avec le témoignage d'Estelle, une jeune femme de 25 ans qui racontera comment son petit ami de l'époque assassinera un garçon de leur classe, Jonas. Puis, c'est au tour de chacun des camarades de raconter ce jour tragique et leur part de responsabilité dans l'affaire.

 

Quelle claque ce roman ! Qui ne souvient de ses années lycée ? Ces années où nous entrons dans l'âge adulte tout en nous comportant toujours comme de grands enfants ? Qui n'a été dans une classe où un élève était la proie de tous les autres au point de lui rendre la vie infernale ?

 

Dans ce roman, l'auteure nous entraine dans les souvenirs d'une classe qui prit un élève en grippe au point de vouloir lui faire une mauvaise blague, dans les souvenirs d'une bande d'adultes se souvenant comment cette mauvaise blague avait finit.

 

Ce roman polyphonique, nous fait entendre chacune des voix : les amis de la victime, les amis du meurtrier, le prof aussi... Chacune des voix racontant son souvenir, chacune des voix racontant comment cette tragédie changea sa vie.

 

Avec ce court récit (à peine une cinquantaine de pages) je dois dire que j'ai été très émue et très touchant ne pouvant m'empêcher de me mettre à la place de Jonas mais aussi à la place de chacun des protagonistes du drame qui eut lieu.

 

Le style de l'auteure est très agréable et très fort à la fois. Catherine Leblanc parvient très bien à nous rendre compte de l'horreur de ce jour-là et de la culpabilité qui en aura découlé.

Au nom de toutes les têtes de turcs des collèges et des lycées, je vous engage à lire ce récit au sein duquel chacun pourra se retrouver, bourreau repenti ou victime.

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Published by pampoune - dans Jeunesse
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