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Un petit blog en toute simplicité pour partager ma passion de la lecture.

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 11:21

Lorsque Fleur Fontaine débarque en Afrique, c’est un être fané que le continent accueille. La jeune femme, qui a eu la chance de naître du bon côté de l’équateur, avance sur un fil de fer. Dans un pays en reconstruction, elle affronte ses propres territoires ravagés. Inspirée par le père de la nation sud-africaine, Nelson Mandela, elle apprivoise ce que l’on a oublié de lui transmettre; comment se reconstruire, comment pardonner. Mais pour marcher sur ce long chemin vers la liberté, les souliers de Mandela lui semblent de bien grosses pointures à chausser… Pour son premier roman, l’auteure vous offre d’habiles dépaysements: un voyage en terre africaine, mais aussi, et surtout, un voyage intérieur. Car au contact de l’Autre, ne sommes-nous pas obligés de nous définir ?

 

Jeune québécoise en études de journalisme, Fleur vient d'accepter un stage à l'autre boût du monde. Direction l'Afrique du Sud. Sur place, la jeune fille ne doit avoir d'autre but que ses études : photos et reportages seront ses occupations quotidiennes. Mais, bien plus que le journalisme, c'est la vie elle-même que Fleur apprendra durant ce stage...

 

Je remercie tout d'abord les éditions Kennes grâce à qui j'ai pu découvrir ce roman issu tout droit de leur nouvelle collection du Québec.

 

Lorsque nous découvrons Fleur, la jeune fille est déjà en Afrique du Sud depuis quelques temps. Elle vit avec des amis dans un petit appartement et se consacre à son stage de journalisme en profitant au mieux du cadre qui l'entoure.
Très vite, le lecteur découvre la vie en Afrique du Sud entre chaleur des habitants et horreur de leurs conditions de vie. D'ailleurs, si Fleur est là depuis un peu plus longtemps que le lecteur, elle non plus ne semble pas se faire à ce qu'elle voit au quotidien.

 

Autant le dire, ce roman n'est pas une véritable intrigue au sens où l'on entend : pas d'enquête, de trio amoureux ou de secret de famille (quoique...) mais plutôt un voyage au sein d'un pays que bien peu d'entre nous connaissent avec des rencontres hors du commun, la description d'un tout autre monde et, surtout, l'évolution d'une jeune fille qui, au fil des chapitres, se verra remettre en cause tout ce qu'elle croyait connaître de la vie et du monde.

 

Ce qui m'a tout d'abord attiré avec ce roman, c'est sa couverture. Ce bleu est juste magnifique et fait vraiment envie. Le titre, ensuite, m'a à la fois intriguée et amusée et j'avais très envie de découvrir ce qui se cachait derrière. Enfin, les auteur(e)s québécois(e)s sont encore trop inconnus chez nous ce qui est fort dommage donc j'avais envie, à mon petit niveau, d'y remédier.

 

Ce roman est un roman qui fait du bien. Idéal lorsque l'on est coincé entre ses quatre murs, ce petit bijou est un véritable dépaysement et nous permet de partir à la découverte d'un pays qu'on ne connait qu'en photos (et encore !) et de personnages hauts en couleurs qu'il est tout simplement impossible de ne pas aimer.

J'ai eu tout particulièrement un coup de coeur pour Bongiwé qui est une sud-africaine au coeur énorme mais qui, pour autant, a son caractère bien à elle qui m'a beaucoup touché.

Chaque personnage a d'ailleurs son petit quelque chose qui fait qu'on l'aime et que le quitter à la fin du roman est un peu un déchirement.

 

L'écriture est légère tout en nous imposant de lourdes reflexions sur le monde et sur nos vies. Nous voyons la pensée de Fleur évoluer et, en un sens, nous évoluons en même temps qu'elle. Nous grandissons.

Et puis, j'ai adoré le format "journal" du roman avec, en plus de la P1, de petites anotations dans la marge comme dans un "vrai" journal où l'auteur rajoute de petites choses qu'il n'avait pas écrit la première fois. J'ai trouvé cette idée très sympa et offrant une légèreté supplémentaire à l'ensemble.

 

En bref, j'ai passé avec ce roman un moment magique qui m'a permis de voyager en Afrique du Sud mais aussi au Québec à la rencontre d'une nouvelle auteure qui, je crois, fera parler d'elle.

Ce roman est donc un coup de coeur que je vous conseille vivement pour cet été.

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 08:28

Pour tuer ceux qui se dressent sur son chemin, Kibandi fait appel à son double animal : un porc-épic. La petite bête, philosophe, malicieuse, armée de ses redoutables piquants, exécute les souhaits macabres de son maître. Le couple meurtrier sillonne l'Afrique jusqu'au jour où Kibandi rencontre bien plus redoutable que lui...

 

Il n'est qu'un porc-épic. Pourtant, un jour, il va devenir un meurtrier. Un meurtrier pour son maître qui a le souhait de tuer auteur de lui et à travers l'Afrique. Philosophe, le porc-épic confie cette période de sa vie à un baobab...

 

C'est dans le cadre d'un cours sur la littérature francophone que j'ai eu l'occasion de lire ce roman. Les romans de cet auteur m'attiraient depuis un certain temps et c'était là l'occasion en or de franchir le pas. Mon seul regret est de ne pas avoir franchi ce pas avant.

 

Nous ne saurons jamais son nom. Nous saurons juste qu'il n'est qu'un porc-épic. Un porc-épic qui, un jour, se retrouvera dans une situation délicate : trouvant un maître, il deviendra meurtrer pour ce maître à l'aide de ses piquants. L'homme et l'animal parcoureront alors l'Afrique dans le seul but de tuer. C''est cette expérience d'assassin que le porc-épic racontera au baobab...

 

C'est par un style très original que l'auteur nous entraine dans cette histoire située entre roman et conte philosophique. Les élipses sont de mises dans ce récit où la parole est donnée à un petit animal insignifiant dont, par ailleurs, on n'évoque que peu souvent le nom quotidiennement.

 

Du coup, j'ai beaucoup aimé le fait de me laisser plonger dans cette ambiance un peu exotique mêlée à un côté un peu polar des événements. J'ai aimé suivre le porc-épic au court de son expérience auprès des hommes et j'ai pris beaucoup de plaisir à "écouter" la voix de ce petit animal devenu meurtrier. 

 

Avec ce roman, le lecteur est plongé au ras du sol, si je puis m'exprimer ainsi, et voit tout d'un oeil neuf car d'un oeil différent. Ce n'est plus l'homme qui parle mais l'animal et par son regard d'animal le narrateur nous fait réfléchir sur un tas de questions sur ce qu'est l'homme et sur ce qu'il provoque.

 

Je n'ai pas mis longtemps à lire ce roman et je vous engage fortement à le lire dans la mesure où l'écriture que nous découvrons ici est différente de tout ce que l'on connait.

Si cela vous tente de (re)découvrir le monde de la hauteur d'un porc-épic, ce livre est fait pour vous ! Pour ma part, je n'hésiterai pas à lire d'autres romans du monsieur.

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 08:06

Ce roman raconte la vie de Mariam (la vierge Marie), de sa naissance jusqu’à sa mort. L’auteur fournit le plus de détails possibles de la vie de cette jeune fille de Galilée : sa rencontre et son mariage avec Joseph, la conception mystérieuse et la naissance du Christ dans une étable. Le lecteur est en présence d’une vierge Marie (Mariam) et d’un Joseph ordinaires. Malgré toutes les vertus dont ils disposent, ils demeurent simples. Cet éloge de la simplicité se lit facilement et touchera toutes les générations, à l’heure où l’humanité redécouvre la valeur d’une vie humblement vécue. L’auteur a un style simple qui rompt avec les livres de mariologie propres aux théologiens. Les éléments fictifs ajoutés par l’auteur rendent l’histoire vraisemblable et agréable à lire. Sa riche connaissance de la géographie et de la culture juive donne au lecteur l’impression de faire un pèlerinage en terre sainte. Tel un guide ou un passeur, il tient le lecteur par la main pour lui faire découvrir simplement les réalités de la vie quotidienne des juifs, sans avoir recours à des dictionnaires spécialisés. Dans une articulation réussie entre Livres saints canoniques, écrits apocryphes et imagination littéraire, ce récit entend combler le silence de la Bible sur la vie cachée de Marie et sur des personnages constituant son univers le plus proche. Un roman passionné et passionnant. 

 

Mariam vit dans un petit village avec ses parents. Elle est une jeune fille simple et ce sera tout naturellement qu'elle épousera Joseph, un jeune homme qu'elle rencontrera. Ce ne sera que plus tard que Dieu la choisira pour devenir la mère de son Fils et que Mariam deviendra la mère de tous les hommes...

 

Je remercie tout d'abord les éditions Salvator grâce à qui j'ai eu la chance de découvrir ce roman voulant présenter une nouvelle face de celle dont on a tendance à oublier qu'elle fut une femme et une mère parmi tant d'autres...

 

Marie, dans la tradition et la cultue, c'est la Vierge, la mère du Christ. On parle moins de la femme qu'elle fut : une enfant puis une jeune fille qui épousa Joseph avant de devenir la mère du fils de Dieu.

Nous voici donc il y a fort longtemps où la religion catholique n'existe pas encore. Dans un pays où la chaleur et le travail sont omniprésents. Où le monde, déjà, est loin d'être facile et où au milieu de tout ça il convient de trouver sa place.


C'est donc l'histoire d'une femme avant l'histoire d'une figure religieuse que l'auteur nous propose ici de découvrir où le travail historique se mêle à la volonté d'écrire un "vrai" roman. Ainsi, si l'on imaginait une personne totalement novice qui ne connaîtrait rien à le religion, et bien cette personne pourrait tout de même lire ce roman comme un roman bien construit avec l'histoire d'une femme depuis son enfance jusqu'à sa mort.

 

Certes, par rapport à ce livre-ci, je n'ai pas grand-chose à dire quant à l'histoire que, bien sûr, tout le monde connaît mais pour vous parler de l'écriture de l'auteur, je dirais que  Jean-Marie Saget parvient parfaitement à prendre l'histoire la plus connu du monde pour la réécrire avec ses propres mots avec un point de vue moins utilisé.

 

En bref, un agréable moment de lecture qui permet de redécouvrir la Bible à travers le point de vue de Marie qui fut avant tout une femme et une mère avant de devenir la plus Grande des figures féminines.

Un roman à découvrir pour une lecture qui change un peu. 

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 09:20

Alice, romancière de 36 ans, apprend qu'elle est la seule héritière d'une riche Vénitienne qui lui lègue notamment un palais du xive siècle. Elle projette de le vendre, mais lorsqu'elle découvre que son mari la trompe, elle décide de divorcer et de s'installer à Venise dans cette magnifique demeure. La jeune femme rencontre alors le docteur Fabio Lombardi et est immédiatement séduite. Une légende selon laquelle son palais serait hanté va la mener sur les traces de son aïeule, Alicia Cenatiempo, une femme à la destinée incroyable et mystérieuse. 

 

Alice vit à Paris avec son mari et ses deux enfants. Un jour, elle découvre qu'elle est l'héritière d'une riche maison vénitienne. Lorsqu'elle se rend à Venise, la jeune femme découvrira que cette maison a pour réputation d'être hantée une vielle ancêtre sur les traces de laquelle elle décidera de partir...

 

Je remercie tout d'abord les éditions De Borée grâce à qui j'ai pu découvrir ce roman dont j'avais connu le titre par l'auteure que j'ai pu rencontrer via FB.

 

Le début du roman nous présente Alicia, une enfant vivant au Moyen-âge dans une belle maison vénitienne avec, en particulier, sa mère et une ribambelle de chats. Plusieurs siècles plus tard, Alice, une jeune romancière hérite de la fameuse maison mais aussi d'un passé familiale qu'elle ignorait en tous points.

C'est donc un roman sur deux époques que l'auteure nous propose ici de découvrir avec un lien entre ces deux moments qui se précisera au fil des chapitres.

 

Pour ce qui est de l'histoire d'Alicia, nous nous retrouvons plongés au sein d'un roman historique où l'auteure nous permet de découvrir toute une époque où il ne s'agira pas seulement de découvrir l'histoire d'une enfant mais aussi de découvrir l'aspect historique de l'époque avec des données telles que la Peste ou encore les mentalités.
Quant à l'histoire d'Alice, il s'agit d'une histoire de famille où Alice va voir évoluer sa vie de manière irrévocable tout en plongeant dans un passé familial enfoui depuis bien longtemps.

 

Aimant beaucoup les romans se déroulant sur deux périodes, les romans historiques et les sagas familiales, je ne doutais pas que ce roman saurait me plaire. Et, si je me suis demandée au début du roman où l'auteure voudrait m'emmener, j'ai passé un très bon moment de lecture entre Histoire et histoire individuelle.

Etrangement, j'ai cependant préféré la période actuelle à la période historique qui, pour diverses raisons que je ne spoilerai pas, m'a semblée plus floue.

 

L'écriture de l'auteure est prenante et une fois le roman commencé, je n'ai plus pu m'arrêter jusqu'à savoir le fin mot des histoires d'Alice et d'Alicia. Grâce à ce roman, de nombreuses émotions nous sont offertes entre peine, colère, souffrance, doute...

Mais ce roman, au-delà d'un voyage dans le temps, c'est aussi un voyage entre Venise et Paris pour nous faire découvrir ces villes et une part de leurs histoires.

 

En bref, voici un roman avec lequel j'ai passé un agréable moment et que je conseillerai à tous les amateurs de romans historiques et de sagas famililales.

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 09:28

Comment une rencontre sur le Net entre un Irlandais quinquagénaire, un Français breton exilé à Paris et une jeune Américaine d'origine écossaise donne naissance à une franche amitié autour de la création d'un site commun. Petit à petit, les amis et la famille se prennent au jeu, une intrigue amoureuse se dessine et c'est toute une communauté de Celtes à travers le monde qui se retrouve.

 

Neil est un irlandais que les nouvelles technologies rebute, Marc est informaticien d'origine bretonne travaillant à Paris, Marie est une jeune étudiante américaine passionnée par la culture celte. Rien ne rapproche ces trois personnes qui vont pourtant se rencontrer via internet pour vivre une grande aventure humaine.

 

Je remercie tout d'abord les Nouveaux Auteurs qui m'ont permis de découvrir ce roman qui change de l'ordinaire.

 

Neil est un "vieil ours" irlandais qui ne supporte pas les nouvelles technologies. Il n'apprécie déjà que guère le téléphone alors, internet, il ne faut même pas lui en parler ! Pourtant, un jour, son fils lui installe une connexion tendis que son neveu Kevin semble bien décidé à profiter de ce nouvel accès.

Suite à une question posée sur un simple forum de jeux vidéos, Neil va faire la connaissance de Marc puis celle de Marie. Le premier est un informaticien à la vie sentimentale bien compliquée tendis que la seconde a pour projet de réaliser un mémoire sur la tradition celtique.

 

Voici un roman au départ simple : une rencontre entre trois personnes par ordinateurs interposés. Ces trois personnes ont un lien étroit avec la tradition celte et c'est là qu'intervient toute l'originalité du roman. En effet, au-delà de la relation entre ces trois personnages, c'est une plongée dans le monde celtique qui nous attend avec des légendes, de la musiques, des traditions mais aussi des coutumes et des modes de pensée.

 

Si j'ai une autre passion que la lecture c'est bien celle de la musique traditionnelle et plus particulièrement la musique bretonne. Je pourrais écouter Tri Yann pendant des heures et aller en Fest Noz tous les soirs. C'est donc tout naturellement que j'ai eu envie de découvrir ce roman et que je me suis délectée de cette ambiance découvrant ce que je ne connaissais pas et me réjouissant de retrouver ce que je connaissais déjà de tout cet univers.

 

Si la thématique du roman était faite pour me plaire, la manière de la traiter aurait pu ne pas fonctionner mais ce ne fut pas le cas. Si l'on penser que la rencontre entre les personnages peut paraître un peu "forcée", il n'en reste pas moins que cette rencontre est intelligemment orchestrée et très émouvante.

 

La plume de l'auteure est fluide et agréable à suivre avec, intégrées au roman, des données sur cette tradition et un côté presque "documentaire" sur les celtes, leurs traditions, leurs musiques et j'en passe. L'auteure parvient d'ailleurs très bien à alterner le roman par lui-même et le texte plus théorique.

 

En bref, j'ai passé un très bon moment avec ce roman que je vous conseille fortement pour découvrir les traditions celtes et la musique bretonne au sein d'une belle histoire. Ceci dit, j'avoue ne pas être très objective lorsque l'on me lance là-dessus...

Un roman à découvrir !

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 10:00

Rochefort, le 23 décembre 1766. Déguisée en jeune homme, car il est interdit aux femmes de monter à bord d’un navire royal, Jeanne Baret embarque sur L’Étoile, l’un des deux vaisseaux de la flotte de M. de Bougainville.
Lorsqu’elle a appris que son amant, Philibert Commerson, était invité à se joindre au voyage de Bougainville, elle n’a pas hésité longtemps. Et la voilà aujourd’hui bien décidée à le suivre contre vents et marées jusqu’au bout du monde. Jeanne est une jeune paysanne qui a le don de guérir le mal par les plantes, Philibert un naturaliste renommé. Leur amour fou les a déjà obligés à quitter le Morvan et à s’enfuir ensemble à Paris. Pas question pour elle de le laisser maintenant partir seul à la découverte de territoires extraordinaires, de peuples, d’animaux et de plantes inconnus ! Que de stratagèmes il lui faudra déployer pour paraître ce qu’elle a décidé d’être : le valet de M. Commerson ! Elle devra tenir son rang parmi les hommes d’équipage, résister aux périls qui se multiplient sur les mers du Sud. Sa folle passion et son insatiable curiosité lui font accomplir des prodiges, et elle passe bientôt pour un homme plus fort que les autres. Mais combien de temps encore pourra-t-elle dissimuler sa féminité ? La Clandestine du voyage de Bougainville, c’est l’histoire incroyable et vraie d’une femme extraordinaire qui, par amour, décida de braver tous les interdits et de prendre tous les risques.

 

Fin de l'année 1766. Un long voyage autour du monde se prépare. Pour ne pas se voir enlever l'homme qu'elle aime, Jeanne décide de se déguiser en homme et de prendre part au voyage pour être proche de Philibert envers et contre tout. Mais Jeanne réalisera vite que ce voyage ne sera pas de tout repos et lui fera vivre ce qui restera les pires épreuves de sa vie.

 

Je remercie tout d'abord Eric Poupet et les éditions Le Passage grâce à qui j'ai pu découvrir ce roman que j'ai avalé en un rien de temps.

 

Nous voici donc au coeur du 18ème siècle, siècle des Lumières et de grandes découvertes mondiales et humaines. Bougainville, aueur de son fameux Voyage autour du monde, entreprend le dit voyage emmenant avec lui un équipage pour partir en quête de terres inconnues.

 

A ce voyage participe Philibert, un jeune homme passionné de botanique. Sa jeune compagne, Jeanne, décide alors de se vêtir en homme pour pouvoir elle aussi entreprendre ce voyage et être proche de l'homme qu'elle aime.

Tout commence alors comme dans un rêve : les étapes, les découvertes géographiques et humaines, le simple goût de l'évasion. Mais très vite, Jeanne se rendra compte que ce voyage ne sera pas de tout repos et qu'il faudra faire avec la faim, la soif, la maladie, la mort.

 

Voici un roman historique qui mêle très habilement fiction et réalité autour d'un voyage ayant eu lieu, de figures ayant existé et d'anecdotes romancées par l'auteure. Du coup, la fiction se mêle au réel et ce roman nous permet ainsi de découvrir ou redécouvrir un événement qui fit couler beaucoup d'encre, qui reste dans tous les imaginaires littéraires et historiques mais qui, par ailleurs, nous permet de passer un très bon moment et nous permet de voyage sur ce bâteau à travers les mers et les océans en recherche de terres nouvelles.

 

J'ai bien accroché au style de l'auteur qui nous raconte cette histoire comme un roman sans omettre les données historiques et en prenant bien garde au vocabulaire utilisé et à la graphie de certains termes afin d'être en accord avec l'époque racontée. Cela peut paraître comme coulant de source mais en réalité ce n'est pas si évident et on ressent donc derrière cela une véritable enquête de l'auteur en préambule du roman quant à ce travail de la langue.

 

L'ensemble du roman ne contient donc pas de véritable énigme mais prend tout le sens du "roman historique" au cours duquel le lecteur est renseigné quant à une époque. Il s'agit de plus d'un récit de voyage au sens premier du terme au cours duquel le lecteur est inviter à connaître Jeanne et à l'aimer au fil de ses épreuves. Un roman où l'on pourrait penser de prime abord qu'il ne se passe pas grand-chose mais qui, en réalité, est très fort du point de vue des événements et des sentiments.

 

En bref, il s'agit là d'un roman que je n'aurais peut-être pas spontanément acheté en le voyant mais que j'ai eu la chance de découvrir tout de même et, franchement, je serais vraiment passée à côté de quelque chose de pas mal du tout en passant devant ce roman sans m'y pencher davantage.

Si vous aimez l'Histoire et la littérature, les récits de voyage et les belles histoires d'amour, ce roman est fait pour vous !

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 10:56

« Puis, comme par magie, tout se mit à vibrer autour, un peu comme dans le thriller mexicain à deux balles qu’elle avait loué la veille chez le Chinois : la vaisselle, les placards, les murs, les plafonds et les appliques, les premières fissures traçant des figures murales cinétiques comme des signes avant-coureurs d’une secousse sismique de sérieuse amplitude. Elle entendit des cris, des ordres, des gens qui fuyaient dans tous les sens comme dans La Liste de Schindler qu’elle avait aussi vu la veille à la suite du thriller car elle n’arrivait pas à s’endormir, puis elle sortit. » Lisa a vingt ans, un sang mêlé de France et de désert, elle a décidé d’échapper à un destin absurde qui lui collerait à la peau depuis la nuit des temps : celui des femmes kamikazes.

 

Lisa est une adolescente comme les autres. Elle aimerait faire des études, se détacher de sa famille en fondant la sienne et trouver un travail pour s'épanouir. Mais Lisa est fille d'immigrés et dans ces conditions il n'est pas facile de se faire une place dans la société. Pourtant, Lisa va tenter de faire un pied-de-nez à son destin tout tracé en tentant de se créer sa propre vie.

 

Je remercie tout d'abord les éditions Michalon grâce à qui j'ai pu découvrir ce très beau roman unique en son genre que j'ai lu en un rien de temps.

 

Lisa est née dans une famille d'immigrés dans laquelle elle a vu grandir ses frères et soeurs. Son père est parti lorsqu'elle n'était qu'une enfant et sa mère est enfermée dans les codes de la tradition, ne portant qu'un amour très modéré à sa fille.

A vingt ans, la jeune fille décide donc de partir pour faire des études de droit et mener sa propre vie. Emménageant dans un petit appartement, la jeune fille va très vite faire la connaissance d'un homme dont elle va très vite tomber amoureuse. Celui-ci l'entrainera dans un univers sombre, trop sombre pour une jeune fille de son âge.

 

Ce roman étant très court, il est difficile d'en dire plus sur l'intrigue d'autant que celle-ci est relativement simple : une jeune fille décide de mener sa propre vie et va tomber amoureuse d'un homme qui va l'entrainer dans un monde qu'elle ne maîtrise pas. Pourtant, au cours de la lecture, au fil des pages, cette intrigue simple devient plus complexe de par les digrétions que vivra Lisa.

 

Il faut le dire, l'intrigue par elle-même et les personnages sont plutôt stéréotypés. La famille de Lisa est la famille immigrée telle qu'on l'imagine avec la jeune fille qui va vouloir se détâcher de tout ça et qui va se faire avoir en faisant trop confiance. Dommage.

Pourtant, à ma grande surprise, le stéréotype a fonctionné à merveille et je suis laissée prendre dans ma lecture sans plus pensé au caractère connu de l'intrigue et des personnages. Fort !

 

Dès les premières pages, on s'attache à Lisa, cette jeune fille qui veut mener sa propre barque en vivant sa vie comme elle l'entend loin des préjugés et des interdits de sa condition. Puis, même si l'on sait dès le départ vers quoi va tourner le roman, on ne peut s'empêcher de se demander ce qui va arriver à cette jeune fille.

D'ailleurs, on peut en venir à s'étonner que l'auteur soit un homme car il semble avoir parfaitement compris l'esprit d'une jeune fille comme Lisa. 

 

Pour parler du style de l'auteur, je le dirais simple et précis sans pour autant manquer de force, de passion et d'exactitude dans l'expression de l'évolution de Lisa. On retrouve parfaitement dans l'écriture la précision du scénariste et le côté visuel du travail de réalisateur ce qui est vraiment très agréable lors de la lecture.

Il s'agit donc là tout simplement de ce que l'on pourrait nommer un "vrai bon roman".

 

En bref, malgré son côté "déjà vu" de par plusieurs aspects, ce roman reste très fort et propose une intrigue qui ne manque pas nous faire réfléchir sur bien des points grâce à une écriture original et des personnages très forts qui deviennent "vivants". Ce roman n'est d'ailleurs pas sans rappeler L'attentat de Yasmina Khadra.

Si vous recherchez des lectures puissantes et rapides, n'hésitez pas à aller découvrir ce roman qui, je le redis, est un "vrai bon roman".

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 09:53

Jérôme Jauréguy est un Français moyen qui occupait un poste d'opérateur de presse d'imprimerie. Par son travail il apportait un souffle vital à la poésie, aux rêves et aux idées. Un licenciement économique va briser son couple au moment où sa femme venait de lui offrir un enfant. Cette situation le fera sombrer dans une dépression insoutenable. Son réaménagement dans un immeuble avec vue sur la cour d'une école élémentaire marquera le tournant de sa vie. Se sentant abandonné par le monde, il ne réussira à trouver du réconfort qu'auprès des enfants en tissant à distance avec eux un lien affectif indéfectible. Mal interprétée par les adultes, sa relation lui vaudra une mise en examen pour des faits de pédophilie le poussant, rabroué, à attenter à sa vie. Un roman sous forme de plaidoyer où l'accusé cherche à inverser les rôles en portant un jugement sur la société dans laquelle il évolue.

 

Jérôme était un homme ordinaire : un travail important, une épouse et une petite fille pour lui apporter une joie immense. Mais le jour où il est licencié, sa femme le quitte et Jérôme se voit contraint d'habiter dans un petit studio qui surplombe une cour d'école. Son sens de l'humanité le conduira alors à être accusé du pire.

 

Je remercie tout d'abord Guilaine Depis et les éditions Myriapode grâce à qui j'ai pu découvrir ce roman dont les articles vantaient le style et l'écriture. J'ai donc eu très envie de découvrir par moi-même ce style et suis ravie d'en avoir eu l'occasion.

 

Lorsque l'on commence ce roman, le lecteur est plongé dans une ambiance étrange où le narrateur s'adresse à un juge et se défend de faits que l'on ne connait pas encore. Situation étrange car en tant que lecteur, on aime à savoir pourquoi le personnage est tenu de se défendre.

Puis, l'auteur aime mener son lecteur en bâteau car à chaque fois que l'on a le sentiment que le narrateur va enfin nous raconter pourquoi il en est là, une anecdote pointe le bout de son nez et le lecteur est embarqué dans une autre histoire en ne connaissant toujours pas l'histoire du personnage qu'il semble pourtant connaître de mieux en mieux.

 

Ce n'est que lors du 3ème chapitre du roman que l'on commence à en savoir un peu plus sur Jérôme : son travail, son épouse, sa fille et comment il a perdu tout ça pour se retrouver dans un petit studio avant d'être accusé par la juste de pédophilie.

 

Comme le dit la 4ème de couverture, ce roman se construit comme un plaidoyer, le plaidoyer d'un homme accusé à tord qui, plutôt que de prendre l'unique parti de se défendre, va également se mettre à accuser la société dont il fait partie et qui n'accorde aucune chance à ces gens trop humains que l'on exclu du monde tel qu'il est aujourd'hui.

 

Il le faut, je dois parler du style de l'auteur ! Sauf qu'en parler c'est comme briser la magie de ce livre, c'est comme casser quelque chose dans cette force incroyable qu'est l'écriture de ce roman.

Le style, donc, est clair, précis, intelligent et nous transporte dans un univers où l'on se dit que la littérature, la vraie de vraie comme l'aime les spécialistes, existe encore. Je ne serais d'ailleurs pas surprise que ce roman soit un jour ou l'autre conseillé par les professeurs d'université.

 

En bref, vous l'aurez compris, j'ai complètement adhéré à ce roman qui mériterait d'être bien plus connu et à ce style qui fait réellement du bien. Le coup de coeur n'est vraiment pas passé loin !

Si vous voyez ce livre en librairie, n'hésitez pas et foncez ! Vous aurez le privilège d'avoir chez vous le roman d'un auteur que l'on nommera bientôt parmi les Grands du nom !

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 08:50

Dans un univers où toutes sortes de choses s'entremêlent, dans un labyrinthe où la plus limpide lumière provoque ausso son ombre, le petit Justin est venu au monde pour amener un sourire... puis se taire à jamais.


Justin n'est pas un enfant comme les autres. Il marchera tard mais saura très vite parler pas moins de trois langues. Le pédiatre sera formel : Justin est un enfant précoce. Un enfant dont l'esprit est bien plus développé que celui des enfants de son âge et qui rapportera le sourire dans une famille au bord de l'abîme.

 

Je tiens tout d'abord à remercier Sonia Frisco qui m'a très gentiement fait parvenir son livre pour me voir en parler ici-même.

 

Tout commence par une partie d'échecs au cours de laquelle Marta, mère d'un petit Justin, se bat contre le pire des ennemis : le temps. Et puis, c'est la rencontre avec Justin, un enfant qui nous apparait tout de suite comme un enfant calme. Pourtant, le père de Justin ne semble pas aimer son enfant et ne souhaite que le voir se taire. Son attitude changera quelque peu lorsque l'enfant sera reconnu comme étant précoce.

 

Au cours du roman, il s'agira donc de voir Justin grandir peu à peu, pas à pas : les premiers pas, le premier mot, le premier jour à l'école...

Mais ce roman, c'est aussi l'histoire globale d'une famille avec un père, une mère, d'autres membres également et une entreprise à faire tourner autant que faire se peut avec tous les soucis du quotidien qui vont avec et avec, entre autres, ces êtres qui ne pensent qu'aux questions matériels et n'hésitent pas à causer le malheur autour d'eux.

 

Justin grandira donc et nous suivrons son histoire et ses petites anecdotes d'enfant tout en apprenant peu à peu à découvrir le monde qui l'entoure et plus particulièrement sa maman que, de page en page, nous connaissons de mieux en mieux.

 

J'aimerais vous en dire plus quant à cette histoire, j'aimerais vraiment mais chaque mot que je pourrais dire pourrait vous gâcher une surprise de ce roman et ça, je ne le voudrais pas. Je vous dirai simplement que chaque épisode de ce livre est une petite surprise qui nous entrainent jusqu'à la fin de ce livre que je n'avais vraiment pas vu venir.

 

Le style de l'auteure est bouleversant et nous entraîne dans un univers bien à part duquel on ne voudrait plus sortir. D'ailleurs, quand la fin du roman arrive et que l'on referme le roman, c'est un peu comme sortir d'un rêve et revenir brutalement à la réalité.

L'auteure étudie chacun des mots de son livre et son travail devient un véritable travail littéraire où il s'agit de réfléchir sur l'enfance et sur le monde tout en se posant de vraies questions les joies simples qui font notre vie.

 

En bref, vous l'aurez compris, j'ai adoré découvrir ce roman et je peux dire que Sonia Frisco est maintenant une de ces auteures que je suivrai sans hésiter au fil de ses livres.

Je ne saurai donc trop vous conseiller d'aller découvrir ce roman et cette auteure qui mérite vraiment d'être lue et connue.

 

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de l'auteure : www.soniafrisco.com

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 09:03

Dans ce livre, le romancier François Sureau prend pour point de départ deux personnages de l’Evangile, le procurateur Ponce Pilate et le Centurion de l’armée romaine dont le serviteur est malade. Deux pièces de théatre, deux histoires au fond qui permettent la composition du lieu chère à Ignace de Loyola, l’imagination de scènes qui ouvrent un espace pour la méditation. Deux hommes qui ont à voir avec le pouvoir, l’obéissance, la justice des hommes aux prises avec le message de Dieu. Deux hommes que la question de la croyance et de la confiance taraude. Deux hommes saisis ici dans l’humanité de leur questionnement. Mais dans ces épisodes que nous croyons bien connaitre, tout va-t-il se passer comme prévu ?

 

Les évangiles et l'Histoire regorgent de mystères et de petits moments qui ont a jamais changé à jamais la vie telle qu'elle était. Que ce soit la haine de Ponce-Pilate à l'égard du Christ ou la conversion d'Antoine au catholicisme, ces événements sont entrés dans l'Histoire religieuse mais font encore beaucoup réfléchir...

 

Je remercie tout d'abord les éditions Salvator grâce à qui j'ai pu découvrir ce livre dont je suis très fière de vous parler aujourd'hui.

 

Ce livre, ce sont deux pièces de théâtre (la première plus longue que la seconde) qui nous racontent avec des mots neufs deux événements que la religion catholique considère comme primordiaux dans l'Histoire : la trahison du Christ auprès de Ponce-Pilate et la conversion au catholicisme d'Antoine.

Ces épisodes, on les connait. Et pourtant, l'auteur joue ici avec les codes de ces événements pour nous offrir des pièces de théâtre à part entière où la connaissance de ces faits importe peu en ce que ces pièces forment un tout à elles seules.

 

Du coup, pas la peine d'être forcément croyant pour se délecter de ces textes et l'écriture de l'auteur nous transporte dans ces "mystères" qui nous plonge dans la "vie" de ces figures figées que l'on considère aujourd'hui comme des noms et non plus tellement comme des "êtres".

Dans ses textes, l'auteur réussit le coup de génie de nous parler de la foi et de la religion tout en écrivant de véritables pièces de théâtre qui ne sont pas sans évoquer l'Histoire.

 

Il est vrai que lorsque j'ai reçu ce livre, j'étais très curieuse de savoir ce que l'auteur allait pouvoir raconter et je dois dire que je ressors agréablement surprise de ma lecture qui n'a pas été sans me permettre de me délecter d'un genre que je ne lis que trop peu souvent : le théâtre.

Le style de l'auteur est simple et efficace en allant droit au but comme le demande ce genre et c'est très vite (trop vite ?) que l'on arrive à la fin de l'ouvrage en regrettant de ne pas pouvoir découvrir une troisième pièce.

L'auteur écrit bien et maîtrise très bien le dialogue et la conversation entre ses personnages ce qui, rappelons-le, n'est pas toujours facile.

 

L'objet livre, je vous en parlais dans mon IMM, est superbe et le contenu de l'ouvrage l'est tout autant. Oui, je peux le dire, je suis très heureuse d'avoir fait cette découverte et suis très fière de savoir que ce livre sera dans ma bibliothèque.

 

Je ne doute pas que ce livre ne plaira pas à tout le monde et de par les thèmes traités et de par le genre théâtral utilisé mais moi j'ai adoré et ai passé un très bon moment.
Si les questions religieuses et les réécritures bibliques vous intéressent, n'hésitez pas ! 

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