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Un petit blog en toute simplicité pour partager ma passion de la lecture.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 09:13

Cette folle histoire est vraie : sous Napoléon III, un collectionneur fou, le professeur Chasles, et un artiste de génie, Denis Vrain-Lucas, un clerc de notaire pris à son propre jeu, confrontent leurs passions. Mais leur incroyable aventure se déroule au grand dam de deux femmes délaissées qui sauront fourbir leur vengeance, déclenchant ainsi un scandale à secouer tout l'Empire.

 

Le professeur Chasles est un grand collectionneur de documents rares. Danis Vrain-Lucas est un faussaire à qui rien ne résiste. Lorsque les deux hommes se rencontrent, commence une histoire incroyable autour d'une lettre écrite par Blaise Pascal en personne. Un morceau d'Histoire qui se jouera aux dépends des compagnes des deux hommes qui verront leur vie bouleversée à jamais.

 

Je remercie tout d'aord les éditions De Borée grâce à qui j'ai pu découvrir ce roman que je n'avais pas repéré de prime abord mais que je suis ravie d'avoir pu lire.

 

Nous voici au XIXème siècle sous Napoléon III. Pour l'amatrice de l'époque que je suis, surtout dans le domaine de la littérature, cette lecture était une aubaine et j'étais emballée à l'idée de découvrir ce roman basé sur un fait historique. Je l'avoue, cette histoire-là, je ne la connaissais pas.

 

Dès le début du roman, nous faisons la connaissance de deux hommes : le professeur Chasles et Denis Vrain-Lucas, chacun passionné dans leur propre domaine. Chacun d'eux à une compagne qu'il aime et qui l'aime en retour. Tout ce petit monde vit dans une période troublée mais de cette période nous ne sauront que peu de choses.

 

Le point central du roman est donc cette lettre de Pascal qui pose un certain nombre de questions au fil des pages en y mêlant une ambiance XIXème malgré tout grâce à la place donnée à Offenbach par exemple.

Ce point central omniprésent est le point historique et cela se ressent dans l'écriture du roman. Pourtant, l'auteur parvient parfaitement à faire "digérer" à son lecteur la part historique au coeur d'un livre romancé avec des personnages auxquels on finit par s'attacher.

Il est vrai qu'au début, j'ai eu un peu de mal à entrer dans le roman. Je ne voyais pas où l'auteur voulait en venir et l'écriture ne me "happait" pas. Pourtant, peu à peu, je me suis laissée piéger et j'ai finalement beaucoup aimé ce livre qui nous présente une affaire de faussaire qui n'a rien à envier aux faussaires actuels.

 

Les personnages auraient peut-être mérité d'être un peu plus dévoleppés mais cette narration presque externe a le mérite de donner un genre au roman et ne m'a pas empêcher de m'attacher aux personnages et plus particulièrement aux personnages féminins qui se retrouvent malgré elles dans cet univers, une présence qu'elles devront payer.

 

On ressent parfaitement le travail de l'historien dans le travail d'écriture de ce roman et, comme je le disais, cela change un peu de d'habitude. Un travail d'historien qui n'empêche pas à l'auteur de mêler le suspens et l'émotion dans son roman ce qui apporte un plus notable.

 

En bref, voici un roman qui m'a permis de découvrir une facette bien peu connue de cette période. Une petite histoire dans la grande qui parrait impossible tant elle est incroyable et pourtant...

Les amateurs d'intrigues un peu folles et les amoureux du XIXème siècle devraient apprécier cette lecture. 

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 09:12

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout. Un roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l'Histoire n'a pas encore eu lieu, et qui rend compte du poids de l'ignorance dans nos trajectoires individuelles.

 

1944. Ravensbrück. Alors que les nazis déshumanisent les êtres et les exterminent, alors que la mort est partout, une pièce réservée aux nourrissons fait partie du camp. Une pièce où l'on s'occupe de ces bébés pour qu'ils vivent alors que leurs mères meurent à quelques mètres de là. Une femme est là pour s'occuper d'eux, pour s'occuper de ces femmes qui arrivent enceintes dans les camps et y accouchent...

 

C'est avant sa sortie que j'ai eu envie de découvrir ce roman. Dès que j'en ai vu l'annonce, j'ai su qu'il me faudrait découvrir ce roman. L'attente fut finalement plus longue que prévue mais elle a été récompensée par un superbe moment de lecture.

 

Le roman nous présente Mila, une toute jeune femme débarquée au camp de Ravensbrück en 1944. Dès son arrivée au camp, la jeune femme est plongée dans la misère qui y règne. La misère dont nous sommes conscients aujourd'hui mais dont personne ne parlait à l'époque.

Très vite, Mila est plongée dans la dure réalité : il faut se battre si l'on veut survivre, il faut être fort pour avoir une infime chance de s'en sortir.

Mais que faire lorsqu'on s'aperçoit dans de si tragique conditions que l'on porte la vie ? Comment donner la vie alors que soi-même on survit ?

 

Encore un roman traitant de la Seconde Guerre...

Oui et non. Bien sûr, nous retrouvons au cours de ce livre les descriptifs obligatoires de l'horreur, la souffrance continuelle de ces femmes, la volonté de survivre malgré l'omniprésence de la mort...

Mais au milieu de tout ça, une once d'espoir : la vie que porte certaines femmes. Ces femmes arrivées enceintes au camp et qui y accoucheront.

 

Ce roman est certes un récit mais il est aussi un document : un document traitant d'une pièce jamais évoquée, la chambre des enfants. Une chambre prévue par les nazis pour s'occuper des bébés. Une chambre aux conditions affreuses, oui, mais aussi une chambre où le maître-mot était de s'occuper des nourrissons, les soigner, les faire vivre le plus longtemps possible.

Un paradoxe ? Oui. Sans aucun doute. Mais aussi un hymne à la vie.

 

Le ton de l'auteure est juste. Le récit au présent m'a tout d'abord perturbée mais quelle meilleur manière de plonger le lecteur dans l'horreur ? Au cours de ma lecture j'ai frissonnée et j'ai été horrifiée mais j'ai aussi bien souvent été émue dans le bon sens du terme.

L'auteure est brillante dans son écriture, brillante dans ce qu'elle raconte et brillante quant aux recherches menées en vue de ce roman.

 

Je dirai donc que ce roman est une pépite à découvrir sans plus attendre. Un texte fort, une écriture magnifique et un personnage émouvant : un ensemble idéal pour un très grand roman. Ce roman restera pour un moi un coup de coeur et j'espère que ce sera aussi votre cas...

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 19:00

Lorsque Maude Pichon s'enfuit de sa Bretagne natale pour échapper à un mariage dont elle ne veut pas, elle monte à Paris, ville-lumière en ébullition à la veille de l'exposition universelle de 1889. Hélas, ses illusions romantiques s'y évanouissent aussi rapidement que ses maigres économies. Elle est désespérément à la recherche d'un emploi quand elle tombe sur une petite annonce inhabituelle : "On demande de jeunes filles laides pour faire un ouvrage facile". L'Agence Durandeau propose en effet à ses clients un service unique en son genre : le repoussoir. Son slogan ? "Louez un faire-valoir, vous en deviendrez d'emblée plus attirante". Etranglée par la misère, Maude postule...

 

1889. Maude Pichon quitte sa Bretagne pour tenter sa chance à Paris, ville de tous les possibles. Mais la ville-lumière révèle vite sa vraie image : un monde impitoyable où de maigres économies s'évanouissent vite et où la misère cotoie la bourgeoisie. Maude est alors contrainte de trouver un emploi pour se nourrir. Elle tombe alors sur l'annonce suivante : "On demande des jeunes femmes pour faire un ouvrage facile". Maude postule. Elle deviendra alors faire-valoir...

 

Alors que ce livre commençait à faire parler de lui sur la blogo, je l'ai repéré et ai su de suite qu'il me le fallait dans ma bibliothèque. Je l'ai donc très vite acheté et comme je voulais que ma chronique apparaisse en même temps, en gros, que les autres, je me suis mise à cette lecture. Du coup, je peux le dire en toutes lettres, ce roman est un coup de coeur.

 

D'abord, je suis complètement tombée amoureuse de la couverture. Cette omniprésence bleue avec la Tour Eiffel en arrière-plan et cette police pour le titre... Celui ou celle qui a étudier le graphisme de la couverture à vraiment fait un boulot d'enfer !

Mais bon, l'habit ne fait pas le moine et la couverture ne fait pas le bon bouquin. Du coup, j'angoissais un peu au moment de commencer ce livre parce que j'avais peur d'être déçue, peur d'en avoir trop attendu du livre en question.

Vous savez quoi ? Ce ne fut pas le cas !

 

Nous faisons donc la connaissance de Maude, jeune bretonne venue tenter sa chance à Paris. Mais une fois ses illusions réduites à néant, Maude devient faire-valoir pour une grande famille. Son rôle ? Apparaître aux côtés d'Isabelle pour qu'elle soit reconnue par la haute société, à côté d'elle qui est si insignifiante. Une tâche facile parce qu'il n'y a rien de précis à faire et compliquée à la fois.

Surtout que ce qui ne devait être qu'un métier pour Maude va très vite devenir bien plus que cela et l'entrainer très loin...

 

J'ai adoré ce roman pour plusieurs raisons. Tout d'abord, l'histoire ne manque pas d'originalité. L'auteure a réutilisé une nouvelle inconnue de Zola (présente en fin de livre) pour en faire une histoire complète et riche sur un thème méconnu.

Ensuite, je me suis très vite attachée aux personnages. Tous sans exception ont leur charme et j'ai aimé les prendre en affection pour les uns, j'ai aimé les détester pour les autres.

Le Paris du XIXème est fort bien rendu et si, certes, l'auteure brode un peu et romance un ensemble peu susceptible de s'être produit, ça marche et c'est tout ce qui compte.

Le ton est juste, l'écriture forte, l'histoire magnifique. Ce roman a tout pour être un très bon roman.

 

Et puis, l'auteure parvient à nous entrainer dans son histoire avec une facilité étonnante. Une fois que vous ouvrez le livre, il est presque impossible de le reposer. Pourtant, à aucun moment je n'ai attendu de grande surprise... Pas grave ! On suit Maude pas après pas dans cet univers qu'elle ne maitrise pas et, chapitre après chapitre, on arrive tout doucement à la fin du livre sans même s'en rendre compte.

Je dois même dire que c'est le coeur gros que j'ai refermé le roman à la fois ravie d'avoir découvert une telle pépite et déçue de devoir abandonner ces personnages hauts en couleurs...

 

En bref, vous l'aurez compris, j'ai tout simplement adoré ce livre que je vous conseille très vivement. Rien à dire de plus.

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 08:48

Reine d'Écosse à l'âge de six jours, en 1542, puis reine de France à dix-sept ans par son mariage avec François II, Marie Stuart est veuve en 1560. Elle rentre alors en Écosse et épouse lord Darnley, avant de devenir la maîtresse du comte Bothwell. Lorsque ce dernier assassine Darnley, Marie doit se réfugier auprès de sa rivale, Élisabeth Ire, reine d'Angleterre. Celle-ci la retiendra vingt ans captive, avant de la faire condamner à mort. Son courage devant le supplice impressionnera les témoins, au point de métamorphoser celle que l'on disait une criminelle en une martyre de la foi catholique. Sur cette figure fascinante et controversée de l'histoire britannique, le biographe de Marie-Antoinette et romancier de Vingt-quatre heures de la vie d'une femme a mené une enquête rigoureuse. Ce récit passionné et critique nous la restitue avec ses ombres et ses lumières, ses faiblesses et sa grandeur.

 

Marie Stuart n'est qu'un bébé lorsqu'elle devient reine dans une Europe en conflit et en proie aux mariages arrangés. Alors qu'elle sort juste de l'enfance, elle est mariée à François II mais devient très vite veuve. Après plusieurs épreuves, elle rentre au pays mais là, de nouvelles épreuves l'attendent face à sa rivale, Elisabeth Ière...

 

C'est un peu par erreur que j'avais reçu ce livre. A ce moment-là je lisais beaucoup de récits de vies, des gens ordinaires qui recontent leurs épreuves, et j'ai eu cette biographie. Du coup, je dois bien le dire, je n'étais pas plus emballée que ça et le livre est resté au fond de ma pal pendant plusieurs années.

Et puis, AnGee Ersatz de Livraddict a eu la bonne idée de lancer une lecture commune sur ce bouquin. J'ai mis le temps mais je me suis finalement, avec un peu de retard décidée à me plonger dans la lecture qui finalement fut fort agréable.

 

J'aime beaucoup l'Histoire. Comprendre la vie des gens à une autre époque, voir comment nous en sommes peu à peu arrivés à notre monde d'aujourd'hui... Mais en même temps je me dis souvent que l'Histoire ce n'est pas pour moi car je trouve que c'est trop souvent très embrouillé.

Et c'est encore le cas avec Marie Stuart. (Voilà, je vais enfin parler du livre...)

 

Avec l'histoire de Marie Stuart, on découvre la vie d'une femme au coeur de la grande Histoire. Les deux se mêlent et s'entremêlent pour un tout à peine croyable.

 

Ce livre est une biographie. Il m'est donc très difficile de vous parler de "l'histoire", de "l'intrigue" ou du contenu. Après tout, il s'agit là d'un texte sur des faits historiques où l'auteur tente, dans la mesure du possible, de rester objectif.

Mais il faut tout de même remarquer que la vie de Marie Stuart fut une vie digne des plus grands romans : mariée trop jeune, obligée de fuir, enfermée, en conflit avec une reine, haït par certains, glorifiée par d'autres... Marie Stuart est une grande figure de l'Histoire et lire son histoire est comme se plonger dans une grande aventure.

 

Et puis il y a l'écriture de l'auteur. La biographie est présentée comme un roman tout en gardant les traces d'un texte objectif. Il faut le faire ! Et pourtant, le tout est raconté avec beaucoup de classe et de passion. Oui oui. Au fil des pages, on sent que l'auteur est passionné par ce qu'il nous raconte et ça fait plaisir.

 

Du coup, je dirais que ce livre est très intéressant et vaut vraiment le coup d'être lu. Mais il faut aimer l'Histoire et aussi aimer les histoires un peu embrouillées...

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 08:56

Couverture Mon lycée, c'est le Pérou !

 

Cher Michel, Très concerné par l’aventure péruvienne où les élèves de notre lycée ont tenté l’expédition au Nevado-kopa à 6200 m et observateur attentif, dans le même temps, de l’invention par un autre groupe, de l’Ascenseur de piscine pour les handicapés, je te fais part de mon admiration pour l’imagination et la vérité que tu as réussi à coucher sur les pages de ce livre.  On voit clairement nos adolescents en train de se construire sur des valeurs hors des circuits programmés. Belle émotion ! Certes les photos, le film, et l’oralité ont magnifié en son heure ces deux histoires incroyables mais rien n’avait été « inscrit dans le marbre»…tu l’as fait et en les romançant tu ouvres les portes d’une lecture universelle. Notre chère Education nationale devrait s’attacher à ce type d’initiative pédagogique, hors du commun et lui accorder considération. Comme impact sur un large public, un tel ouvrage pourrait accompagner la formation de nos jeunes collègues enseignants, histoire de les éloigner un temps de l’ouvrage qu’ils ont sur leur matière diplômante. Merci de t’être approprié, à ta façon, ces histoires et d’avoir donné à ces inconnus du monde éducatif une part de lumière qui leur revient. Ton collègue et ami. Didier.

 

A Echirolles, lors de l'année scolaire 1995-1996, au lycée professionnel Thomas Edison, ont eu lieu deux aventures hors du commun. D'un côté, un groupe est parti pour le Pérou pour réaliser l'assension du Nevado-kopa à 6200. De l'autre, un autre groupe d'élèves  a voulu réaliser une machine pour permettre à un jeune handicapé de profiter de la piscine sans avoir besoin de recourir à l'échelle fixe. Ce sont ces deux aventures incroyables que l'auteur, qui a vécu ces instant, se propose de nous raconter.

 

Je remercie tout d'abord mon ami Michel Pignol qui m'a permis de lire son dernier roman.

Car il s'agit bien d'une histoire vécue mais la mention "roman" étant obligatoire pour ne froisser personne, l'auteur s'y plie sans que le lecteur n'ait le moindre mal à passer outre. C'est une histoire vécue. Point.

Voici donc le troisième livre d'un auteur trop peu connu.

 

Je vous le dis tout de suite. Je suis tombée sous le charme des ces deux aventures. Une aventure physique d'un côté, morale de l'autre. Mais bien souvent, le physique rejoint le moral et les deux s'inversent pour que les jeunes puissent avoir la force et le courage d'aller au bout de leur entreprise.

La plume de l'auteur est aussi très belle car celui-ci parvient parfaitement à mêler une écriture directe qui plonge le lecteur au coeur de l'action et une écriture très poétique qui nous entraine dans l'univers des mots.

 

Je crois pouvoir dire sans trop me tromper qu'il s'agit là d'un roman que tout enseignant ou toute personne souhaitant s'engager dans l'enseignement devrait lire. Non pas parce qu'il s'agit d'une histoire au coeur d'un lycée et encore moins parce qu'il s'agit de jeune soi-disant en lycée professionnel avec tous les préjugés qui vont avec. Mais plutôt parce qu'il s'agit là de la bataille de profs et d'élèves pour réussir des entreprises paraissant de prime abord impossibles.

 

Au cours du roman, nous nous attachons aux protagonistes et en sortant du livre, on les quitte à regret. Mais, au cours des 175 pages des aventures du lycée d'Echirolles en 1996, le lecteur apprend la persévérance, l'amitié, la volonté de réussir et le travail d'équipe.

Finalement, Michel Pignol se fait là le porte-parole d'un message transmis par les jeunes et les profs d'un lycée il y a de cela 17 ans. Un message qui aurait pu passer inaperçu si l'auteur n'avait pas décidé aujourd'hui de nous le raconter.

 

Vous l'aurez compris. Je conseille chacun de découvrir ce livre magnifique racontant deux aventures superbes. Vous ne devriez pas le regretter d'autant que vous découvrirez là un auteur auto-publié qui mériterait vraiment un peu plus de notoriété.

 

Pour vous procurer ce livre je ne peux que vous conseiller de contacter l'auteur via son site ou alors, si vous le préférez, vous pouvez me contacter pour ne plus amples informations.

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 08:39

http://www.societedesecrivains.com/librairie/images/9782748383348_r.jpg

 

C’est dès l’âge de 3 ans que la petite Anne reçoit la révélation de la lumière intérieure, de cette étincelle qui illumine l’intime qui est en chacun d’entre nous. La magie de l’ami imaginaire, mais est-il vraiment fruit de son imagination – avec lequel elle apprend à lire la nuit et à partager ses aventures et ses rêves. à 11 ans, elle se réfugie dans la poésie et enfin confie à son amie la vie de cette entité si réelle et si illusoire pour le commun des mortels. Nous sommes en Corse, où la beauté de la nature et la pureté de l’air transportent dans un monde parfois surnaturel. L’auteur vit sur cette terre magique l’expérience du voyage intérieur qui laisse entrevoir ce qu’il y a de l’autre côté du miroir. Ode à la liberté, cette histoire fascine autant que l’île de Corse.

 

Alors qu'elle est enfant, la petite Anne découvre ce que la plupart des gens apprennent bien plus tard, voire jamais : la force intérieure qui nous fait vivre. Et alors qu'elle grandit, cette force ne la quitte plus. Adulte, Anne est devenue mère. Pourtant, un séjour en Corse risquera bien de faire basculer sa vie...

 

C'est en rencontrant virtuellement l'auteure sur le net que j'ai eu envie de me plonger dans son livre. Et je dois dire que j'ai bien fait de me lancer dans l'aventure de cette lecture.

 

Bon, je tiens à préciser qu'à la lecture du résumé et à la vue de la couverture, je ne m'attendais pas vraiment à ce que j'ai eu au fil des pages. En effet, la 4ème de couverture et le dessin de 1ère de couverture me laissaient présager l'histoire d'une enfant alors que c'est bel et bien l'histoire d'une adulte qui nous est proposée.

 

Du coup, je dirais que le résumé ne rend pas justice au roman lui-même. Roman qui nous fait découvrir l'histoire d'une femme, l'histoire d'une vie mais aussi un "pays" : la Corse. Le roman nous entraine dans une histoire pleine d'émotion, de tendresse, de force, de larmes et de rires. Dans le roman, chaque page est une aventure, chaque page est une histoire.

Le lecteur se retrouve plongé dans une incroyable histoire où l'amour, omniprésent, des autres, se mêle à l'amour d'une région. Car l'auteure aime sa Corse et ça se sent !

 

Je l'avoue, la Corse est un coin de France que je ne connais pas mais avec ce roman, j'ai le sentiment de connaître cet endroit un peu mieux et j'espère pouvoir un jour m'y rendre.

Au fil des pages, j'ai respiré l'air de la région, j'ai vu ses paysages superbes, j'ai ressenti l'amour du lieu. Amour des habitants pour l'île mais également amour de l'île pour les habitants.

 

Et puis, qui serais-je si je ne vous parlais pas du style absolument magnifique de l'auteure qui écrit avec beaucoup de poésie une histoire vécue. Car Muryel Sarrazin a une plume incroyable qui plonge le lecteur dans une ambiance aux limites du merveilleux. Non, pas de magie à proprement parler comme dans un roman fantastique mais juste la magie d'une histoire, la magie d'un lieu.

 

Voilà une longue chronique pour vous parler d'un livre que je ne suis pas prête d'oublier et que je vous conseille vivement. Pour moi, un coup de coeur !

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 11:02

 

Paris, sous le Second Empire. Des centaines de maisons sont rasées et des quartiers entiers réduits en cendres. Alors que le vieux Paris s’effondre sous les ambitions du baron Haussmann, chargé de remodeler la capitale, de nombreux Parisiens protestent sans parvenir à infléchir les ordres d’expropriation. Dans sa maison de la rue Childebert, à l’ombre de l’église Saint-Germain-des-Prés, Rose Bazelet mène une vie paisible, rythmée par la lecture du Petit Journal, les visites à Alexandrine, sa locataire et amie fleuriste du rez-de-chaussée, les soins de Germaine et Mariette ses domestiques dévouées. Jusqu’au jour où elle reçoit une lettre de la préfecture : le tracé du boulevard St Germain passe par rue Childebert ; la destruction de son domicile est inéluctable. Liée par une promesse faite à son défunt mari, Armand, Rose ne peut envisager de quitter la demeure familiale. Déterminée à résister jusqu’à son dernier souffle, elle confie à Amand, son amour disparu, son combat quotidien. De lettres en lettres, elle replonge dans son passé et dévoile peu à peu un secret qu’elle a gardé pendant plus de trente ans.

 

Paris, 1869. Le préfet Haussmann décide de donner un "coup de jeune" à la capitale. Pour cela, des rues, des habitations, doivent être détruites. Alors que certains se lamentent ou que d'autres se fâchent, Rose, elle, se bat passivement. Elle ne quittera pas son domicile. A travers des lettres, elle reconte son combat à son défun mari, prétexte pour évoquer le passé et les drames qui parfois se jouent entre quatre murs.

 

Après deux polars-thrillers, j'avais bien besoin de me reposer les méninges. Ce roman m'a semblé idéal pour ce faire.

J'aime beaucoup les romans de cette auteure qui nous entraine toujours au plus profond de nous-même et qui nous rappelle page après page, livre après livre, que les murs ont une mémoire. J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié le fait de renouer avec cette plume très douce et très profonde.

 

Même si le 18ème n'est pas période favorite, j'aime beaucoup le genre épistolaire développé à cette époque. Ce côté authentique me fait toujours frémir. Et comme j'aime beaucoup le 19ème siècle, ce roman avait décidément tout pour me plaire.

Et bien, gagné ! J'ai adoré ce roman avalé en deux jours. Je me suis laissée prendre dans l'histoire de Rose, dans ses souvenirs, dans ses secrets de famille et dans son combat.

Les allusions littéraires à Balzac, Zola et Baudelaire ne gâchent d'ailleurs rien.

 

Un très bon roman qui renoue avec l'epistolaire et les bouleversements du 19ème. On ne ressort pas de ce roman indemne car même si Rose sort de l'imagination de l'auteure, on comprend fort bien que cette histoire aurait pu avoir lieu dans une famille du Second Empire... C'est pourquoi je considère que ce roman est tiré de faits réels.

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 18:56

 

La conquête du Brésil par les Français est un des épisodes les plus extraordinaires et les plus méconnus de la Renaissance.Rouge Brésil raconte l'histoire de deux enfants, Just et Colombe, embarqués de force dans cette expédition pour servir d'interprètes auprès des tribus indiennes. Tout est démesuré dans cette aventure. Le cadre : la baie sauvage de Rio, encore livrée aux jungles et aux Indiens cannibales. Les personnages - et d'abord le chevalier de Villegagnon, chef de cette expédition, nostalgique des croisades, pétri de culture antique, précurseur de Cyrano ou de d'Artagnan. Les événements : le huis clos dramatique de cette France des Tropiques est une répétition générale, avec dix ans d'avance, des guerres de religion.Fourmillant de portraits, de paysages, d'action, Rouge Brésil, écrit dans une langue à l'ironie voltairienne, prend la forme d'un roman d'éducation et d'amour. Mais plus profondément, à travers les destins et les choix de Just et de Colombe, ce livre met en scène deux conceptions opposées de l'homme et de la nature. D'un côté, la civilisation européenne, conquérante et universelle, qui se veut libératrice et se découvre meurtrière. De l'autre, le monde indien, avec sa sensualité, son sens de l'harmonie et du sacré, le permament appel du bonheur...

 

Durant la Renaissance, au coeur des conquête et des renouveaux, une conquête dont on entend peu parler : celle du Brésil. Dans cette aventures, des hommes, prêts à tout pour conquérir cette terre inconnue. Prêts à tout même jusqu'à emmener avec des enfants dans cette folie. Mais, les jours, les mois, les années passant, tout changera et plus rien ne sera comme avant...

 

Je dois bien reconnaître que si je n'avais pas rencontré l'auteur sur un salon du livre, je n'aurais probablement jamais rien lu de ce monsieur. L'année dernière, sur ce dit salon, je me suis finalement laissée tentée par ce roman qui a reçu le prix Goncourt en 2001 en me disant, on verra bien.

Au début du roman, je n'ai pas été emballée. Je ne saurais dire pourquoi car l'idée m'intéressais, je trouvais le style magnifique et l'histoire était engageante. Pourtant, je n'arrivais pas à rentrer dedans. Et puis, page après page, chapitre après chapitre, j'ai avancé dans le roman et j'ai finalement passé un excellant moment.

 

J'ai aimé m'évader dans cette terre inconnue avec ces personnages hauts en couleurs et ces enfants qui ne le sont plus vraiment à la fin du livre. J'ai aimé découvrir cette terre en apparence hostile mais pleine de rêve, cette terre à conquérir qui regorge de beauté et de sincérité.

Je ne saurais dire ce qui m'a plu finalement mais le fait est que j'ai beaucoup aimé ce livre et même si je ne suis pas certaine de relire quelque chose de cet auteur, ça a été pour moi une belle découverte littéraire que je conseille à tous les amoureux d'Histoire et de littérature.

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 10:27

 

Un homme abattu à distance par la seule force d'une pensée malveillante... Une formule qui décime des troupeaux et fait écrouler une montagne si elle est lue à haute voix... Une agence gouvernementale qui lave le cerveau d'un brave agent de police et le transforme en robot tueur... Deux personnes qui ne se connaissent, pas, séparées par des milliers de kilomètres, et qui commettent le même assassinat, geste par geste... Vous comprenez pourquoi nous avons longtemps hésité à publier ces dossiers... Nous ne croyons pas plus au paranormal qu'au Diable, à ses œuvres ou à ses pompes. Au risque de vous décevoir, nous l'affirmons fermement : la Bête n'existe pas ! Ses sortilèges non plus. L'Homme n'en a d'ailleurs nul besoin : pour atteindre les tréfonds de la nuisance, il dispose en lui de toutes les forces obscures. Un jour, la logique scientifique expliquera sûrement ces phénomènes. Mais, jusqu'il aujourd'hui, reconnaissons-le, elle ne l'a pas fait, permettant à certains de continuer à penser qu'ils ont reçu un coup de main... venu d'ailleurs. Ces histoires défient la raison, c'est en ça qu'elles sont si stupéfiantes !

 

Des hommes, des femmes : des gens ordinaires, des assassins, des célébrités. Qu'est-ce qui peut réunir toutes ces personnes qui semblent si différentes ? Le hasard, l'incroyable, de petits ou grands événements improbables et pourtant vrais. De petits ou de grands moments qui nous rappelent que nous ne connaissont pas tout et que notre raison n'a pas toutes les clés.

 

J'avais déjà lu un livre de l'auteur, des dossiers, pareil, et je n'avais pas été emballée. La présence de l'auteur dans une librairie de ma connaissance et une dédicace en perspective m'ont encouragées à retenter l'expérience avec ce livre-ci qui m'allaichait très fortement. Et oui, ben non.

Tout comme la première fois, je n'ai pas vraiment été emballées par ces histoires. Certes elles défient la raison, certes on se pose des questions à la sortie du livre et certes certaines histoires sont passionnantes mais l'ensemble ne m'a pas convaincue.

 

Pourtant, l'auteur écrit très bien et ce qu'il raconte est très intéressant mais, je ne sais pas, je dois faire un blocage par rapport à ses livres. Pourquoi ? Je n'en sais rien.

Peut-être l'impression de lire des articles de journaux plutôt que des récits ? Peut-être le goût d'inachevé puisqu'on n'a jamais le fin-mot d'une histoire ? Aucune idée et je le regrette. Non seulement je n'aime pas ressortir d'un bouquin sans l'avoir aimé mais en plus, j'aime encore moins ne pas aimer sans savoir pourquoi.

 

Quoi qu'il en soit, j'ai tenté, j'ai retenté et finalement, je peux le dire : entre les écrits de cet auteur et moi, ça ne passe pas. Je pense que je retenterai pas l'expérience mais j'encourage tout de même à découvrir ces récits d'un genre nouveau. Parce que ce n'est pas parce que moi je n'ai pas aimé, qu'il ne faut pas tenter.

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 18:44

 

En 1923, un notable disparaît. Pas de cadavre, pas de preuves, pas d'aveu. Pourtant, son ami est accusé de l'avoir assassiné. Il sera condamné au bagne à perpétuité. Cet homme, qui clamera toujours son innocence, s'appelle Guillaume Seznec. Denis Seznec est bébé lorsque son grand-père, gracié, revient en France après vingt-quatre ans de bagne. Il n'a pas deux ans lorsque son père, témoin dans l'affaire, est assassiné. Alors, pendant des années, il se lance à corps perdu dans sa quête du passé pour reconstituer le puzzle de la machination dont fut victime son grand-père. L'affaire Seznec, l'un des grands mystères de l'histoire criminelle, est le témoignage de la plus belle lutte pour la justice, la lutte opiniâtre d'une famille sur plusieurs générations pour obtenir la réhabilitation. Une extraordinaire contre-enquête qui se dévore comme le meilleur des romans policiers.

 

En 1923, Quemeneur disparait. Très vite, le coupable idéal est livré sur un plateau : Guillaume Seznec. Encore plus vite, il sera reconnu coupable d'un crime sans cadavre, d'usage de faux et j'en passe. Pourquoi chercher un autre coupable ? Seznec est parfait. Il purgera plus de 20 ans de bagne avant d'être gracié (mais non réabilité !) Deux générations plus tard, bien après la morts des principaux intéressés de 1923, la famille Seznec se bat encore et toujours pour prouver l'innocence d'un homme victime de la justice.

 

L'affaire Seznec reste et restera le symbole même de l'erreur judicière, juste après l'affaire Dreyfus qui défraya la chronique au XIXème. Si à l'époque tout a été fait pour que Seznec soit reconnu coupable, et que les jurés ont marché, il en est tout autre aujourd'hui. Chacun sait que Seznec est innocent. Mais la justice aveugle continue à nier l'évidence car il est plus simple de laisser un homme innocent être sali plutôt que d'admettre que la justice peut se planter.

 

Je connaissais l'Affaire grâce au groupe trad Airs de rien. Quand j'ai vu qu'il existait ce livre, je n'ai pas hésité longtemps.

Dans un style tout à fait remarquable, Denis Seznec nous parle de son grand-père qu'il aimait. Avec des détails simples, il nous montre là un grand-père aimant, comme nous les connaissons. Puis, au fil des pages, il nous fait découvrir ou redécouvrir l'Affaire. A travers les on-dit, les manipulations de témoins, les fausses preuves et la justice aveugle, Denis Seznec nous entraine dans les rouages d'un mécanisme qui entraina un homme innocent au bagne.

 

Malgré parfois des détails techniques judicières qui laissent sur notre faim, c'est avec effroie que l'on apprend toute une machination pour détruire un homme.

 

Vous l'aurez compris, je conseille vivement ce livre où, avec beaucoup de pudeur, l'auteur nous rappelle tous les faits d'une affaire judicière qui, à ce jour, n'a encore pas vu sa fin.

 

 

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